salon du golf 2012

Archive | avril, 2010

Tiger Woods au fond du trou

Ne voyez dans le titre de cet article aucune forme d’humour ni aucune connotation sexuelle.

Tiger Woods entamait ce week-end son deuxième tournoi, depuis les révélations sur ses problèmes d’addiction au sexe, à Charlotte, lors du Quail Hollow Championship. Et on peut dire que cela s’est plutôt mal passé.

Après avoir joué +2 jeudi, le deuxième tour de vendredi l’a vu plonger dans les profondeurs du classement pour finir à + 9 et raté le cut. Depuis qu’il est passé professionnel, ce sera seulement la 6ème fois qu’il rate un cut. La dernière fois remonte au British Open en 2009. Et hors tournoi majeur, on doit remonter à 2005 pour trouver pareille catastrophe.

Sur les 9 premiers trous de ce second tour, il a joué le par, mais en faisant 3 pars, 3 birdies et 3 bogeys. C’est sur les 9 derniers trous que son chemin de croix a commencé. Il a enchainé 3 bogeys de suite du 10 au 12, 2 double bogey au 14 et au 15. Les 3 pars sur les trois derniers trous lui auront juste rendu l’arrivée au club-house moins pénible.

Finalement il aura joué 74 et 79, soit 153 sur les deux tours.

Il va falloir qu’il se remette sérieusement au travail en vue de l’US Open qui se profile à l’horizon du mois de juin.

Posted in RésultatsComments (8)

Qualification au championnat du club

Ce week-end, j’ai participé à ma première compétition officielle individuelle. Il était temps, nous sommes quand même fin avril.

Cette compétition comptait pour également pour la qualification au championnat du club. Les 8 premiers de chaque série, homme et femme, se qualifiait pour le championnat qui se jouera ensuite en match-play.

Seul bémol de cette journée, l’état des greens. Carottés le 6 avril, 20 jours après ils sont toujours lents, bosselés, pleins de sable. Mais nous sommes tous logés à la même enseigne, faudra juste attaquer un peu plus.

Dimanche après-midi donc, départ prévu à 13h10. Pour faire sérieux, je suis allé m’échauffer au practice en tapant un gros seau de balles en cherchant juste à dérouler histoire de chauffer mes vieilles articulations. Une demi-heure après, me voici au bar en train de boire un café, tout en récupérant ma carte de score.

Je suis content, je partage ma partie avec Olivier et Jean-Luc, deux potes super sympas. Première bonne nouvelle. La deuxième est météorologique. Il faut beau, très beau et chaud, très chaud. Et ça, pour un lézard comme moi, y a pas mieux pour me mettre de bonne humeur.

Je ne vais pas vous faire l’historique des 18 trous, mais grosso modo j’ai pas mal joué, fais 6 par et 1 birdie et aussi deux trous catastrophe, le 5 (par 4) sur lequel je fais 9 (deux balles hors limite) et le 15 (par 3), où je fais 6 grâce à ma sortie de bunker à ma troisième tentative. A chaque fois, j’ai réussit à zapper ces mauvais trous de ma mémoire dès les trous suivants sur lesquels je fais le par. Et ça ça veux dire que je suis en confiance.

De mes deux partenaires seul Olivier a très bien joué, il a surtout très bien putté. Je l’ai rarement vu rentrer des putts d’aussi loin. Du coup il va descendre son index de 6.5 points et être 26 dès ce matin.

Jean-Luc, malheureusement, a eu moins de chance, perturbé sans doute par sa retraite prochaine, qui bien qu’il la désire ardemment, lui cause quelques soucis en terme d’organisation de travail.

En fin de compte, je joue 40 stableford, ce qui me fait descendre mon index à 21.3. Je termine premier de la seconde série, juste devant Olivier.

La qualification dans la poche pour le championnat du club, ce qui était mon but au départ, cette amélioration de n index est la cerise sur le gâteau.

Prochaine compétition, le week-end prochain, le Challenge Gregory Lemarchal ou Tournoi de Greens de l’Espoir, où tous les droits d’inscription seront reversés à l’association Vaincre la Mucoviscidose.

Posted in RésultatsComments (6)

Ryder-Cup, le clip de candidature française

Voici le clip officiel de soutien de la candidature française à l’organisation de la Ryder Cup.

Posted in VideosComments (5)

Obama, le golf dans la peau

Information trouvée sur le site du journal anglais Telegraph. : Barack Obama, le président des Etats-Unis, serait encore plus féru de golf que son prédécesseur, Georges W Bush.

Il aurait joué 8 fois de plus depuis son investiture que Bush lors de ses deux mandats. Sa dernière sortie au golf a eu lieu dimanche dernier, lorsqu’il a du annuler son voyage pour la Pologne où il devait assister aux obsèques du président polonais Lech Kaczynski décédé dans le crash de son avion en Russie, à cause du nuage de cendres provenant du volcan islandais au nom imprononçable, qui a bloqué pendant 5 jours tous les aéroports d’Europe. Ce qui avait provoqué la colère des polonais qui avait dit que Obama préférait jouer au golf que de venir assister à la cérémonie.

George W Bush avait notamment réduit ses sorties au golf suite à une des ses phrases célèbres : “Je ne veux pas qu’une mère dont le fils est mort au combat en Irak voit son commandant en chef jouer au golf”.

Barack Obama s’entraîne d’ailleurs régulièrement au putt sur le putting-green installé dans le parc de la Maison Blanche avec son vice-président, Jo Biden.

Posted in LoisirsComments (5)

Cheap and Golf, le greenfee low cost

Un de mes lecteurs m’a indiqué ce site Internet, cheapandgolf.com, et je me suis dit que cela pouvait être un bon plan pour jouer moins cher.

CheapandGolf.com est un site de réservation de green fees en ligne à prix réduits. Pour certains créneaux horaires ou certaines dates, les réductions peuvent aller de -30% à -60%.

Pour bénéficier de ces remises, vous devez d’abord vous inscrire sur le site, ce qui est gratuit. Ensuite, cliquez sur la carte de France pour choisir la région où vous voulez jouer.

Dans la page suivante, vous verrez une liste de golfs proposant des remises. Sur certains, vous pouvez même faire des réservations en ligne.

Un exemple :

Golf de la vallée de Germigny -46%

18 trous à 14€ le vendredi, Offre valable jusqu’au 30/04/2010. Et pour 32 € vous pouvez avoir aussi le repas de midi.

Pour le moment peu de golfs sont dans cette liste, mais celle-ci ne demande qu’à grandir et a terme, cela peut vraiment devenir un super bon plan de passer sur ce site pour réserver un départ à un prix défiant toute concurrence.

Posted in Bons plansComments (5)

Histoire du golf (3)

Suite de la série historique sur le golf.

Savoir où le jeu a débuté en Écosse n’est que conjecture. Les premières évidences du golf en Écosse se trouvent dans le dossier des sessions de la cour de Kirk du 16e et du 17e siècle. Dans plusieurs parties de la côte Est écossaise, des paroissiens sont punis pour avoir joué au golf à l’heure du sermon. A St-Andrews en 1599, des mécréants sont mis à l’amende pour de petites sommes, après les deux premières offenses, ils sont envoyés au «pilier du repentir». Par la suite, les inculpés sont dépourvus d’office, excommuniés.

Durant le 16e siècle, le jeu s’établit sur la côte Est de l’Écosse et commence à se répandre fortement.

Entre-temps, le jeu gagne le respect de la bourgeoisie dans le pays et est certainement joué par Jacques VI d’Écosse bien avant qu’il n’accède au trône anglais en tant que Jacques I en 1603.

Mais l’engouement royal pour le jeu remonte encore plus loin. Quoique le roi Jacques IV, petit fils du roi écossais tente de le bannir, le golf s’étend, au début du 16e siècle, à l’intérieur du pays jusqu’à Perth, et est joué aussi loin au nord que Montrose.

Jacques IV, lequel tente d’arrêter les Écossais de jouer au golf, se convertit à son tour au sport. En 1501, son trésorier paie 14 shillings un artisan de Perth pour l’achat de bâtons. Par la suite, une série de factures sont payées par les coffres royaux pour des balles de golf, et même pour des paris perdus. Un compte-rendu du trésor royal démontre que le roi aurait payé au comte de Bothwell, 14 shillings, pour un pari perdu sur un des terrains de golf.

C’est l’influence royale qui permet de promouvoir le jeu dans le pays et, finalement, de l’exporter ailleurs. Les premiers centres de golf ont tous des associations avec la royauté ou, dans le cas de St-Andrews, deux autres piliers d’influence de la communauté écossaise, soit l’éducation et l’Église. St-Andrews est le plus ancien siège de l’éducation écossaise et est aussi une puissante forteresse de l’Église.

La capitale écossaise, Édimbourg, est le siège social de la cour et les terrains de golf fleurissent autour de la ville aidés par le patronage royal. Mais il y a aussi des palais à Dunfermline et Perth, et là aussi, se développe de forts liens avec le golf. L’évêque de Galloway a le crédit d’avoir promu le jeu dans le sud-ouest du pays, probablement via ses contacts avec la cour. Le marquis de Montrose est un autre ardent joueur et il pourrait fort bien être responsable que la ville ait prématurément son parcours de golf. Au début du 17e siècle, le golf est activement recherché du sud-ouest du pays jusqu’au nord dans des endroits aussi éloignés et venteux que l’archipel des Orcades.

En dépit de sa popularité, il faut 150 ans d’efforts pour développer l’organisation du golf. Les premières agitations pour une structure formelle prennent naissance pendant le 17e siècle alors qu’une série de règles est établie et universellement acceptée.

La première association, pour laquelle des preuves existent, est celle des Gentilshommes Golfeurs de Leith «Gentlemen Golfers of Leith», qui devient plus tard, l’Honorable Compagnie des Golfeurs d’Édimbourg «Honorable Company of Edinburgh Golfers», créée en 1744, lorsque la première balle reliée à un bâton d’argent est donnée par le conseil municipal d’Édimbourg.

En dépit de sa popularité, il faut 150 ans d’efforts pour développer l’organisation du golf.

Le premier vainqueur, John Rattray, est déclaré capitaine du golf et s’implante une tradition voulant que le gagnant du bâton d’argent soit nommé le capitaine du club l’année suivante.

C’est ainsi que le capitaine du Royal et Ancien Club de Golf de St-Andrews, maintenant élu par un comité d’anciens capitaines, devra faire ses preuves lors de l’inauguration de la compétition automnale pour la médaille du club en septembre. Afin de préserver la tradition voulant que le capitaine soit le gagnant, il est le seul compétiteur de l’événement et devient vainqueur dès qu’il a frappé. Un coup de canon annonce le début de la compétition, de même que la victoire du capitaine. On remet un souverain d’or au caddie rapportant la balle du capitaine après son coup de départ.

Le St-Andrews est proclamé au titre de Royal et Ancien en 1834.

Posted in HistoireComments (5)

Tournoi Green de l’Espoir 2010

Les 1er et 2 mai se déroulera sur le parcours de Seyssins le Green de l’espoir, pour vaincre la mucoviscidose.

Organisé par le golf Blue Green de Seyssins, l’AS Golf de Seyssins et 15 étudiants de l’IUT2 de Grenoble, cette compétition se déroulera en stableford individuel. Les parents de Gregory Lemarchal seront présents lors de la remise des prix.

Qu’est-ce que Les Green de l’espoir ?

Un tournoi de golf qui permet de récolter des fonds pour l’association Vaincre la mucoviscidose.

Qu’est-ce la mucoviscidose ?

Vous connaissez peut-être cette terrible maladie génétique mais ce que vous ne savez peut être pas, c’est que cette maladie n’est pas rare !
En effet :
- 2 millions de personnes en France (environ 3% de la population) sont porteurs sains du gêne responsable de la mucoviscidose.
- Ces personnes ont 1 chance sur 4 d’avoir un enfant atteint de mucoviscidose.

La mucoviscidose nécessite tous les jours des soins lourds et contraignants qui ne font que retarder les aggravations et le décès du patient :
- 1h30 à 6 heures de soins (kinésithérapie respiratoire, aérosols…)
- 20 médicaments en moyenne par jour.

Cette maladie génétique la plus fréquente chez l’enfant touche actuellement 6 000 personnes en France.
L’âge moyen de décès d’un patient n’est aujourd’hui que de 24 ans.

Le but de cette compétition est de récolter 1000 €. L’AS Golf de Seyssins compte donc sur vous tous pour participer à cette compétition et réussir ce pari des 1000 € de dons.

Les droits d’inscription sont de 18 € qui seront entièrement reversés à l’association Vaincre la mucoviscidose.

Si vous possédez un compte Facebook, alors n’hésitez pas, devenez fan de la page Green de l’espoir 2010 en Isère pour Vaincre la mucoviscidose.

Pour info, une autre compétition Green de l’espoir aura lieu le 23 mai sur le parcours de Bresson.

Posted in CalendrierComments (6)

Du Schweppes pour Caroline Afonso

Caroline Afonso a remporté  au Golf du Médoc samedi le Grand Prix Schweppes – 74e Edition PGA France au nez et à la barbe de ses homologues masculins ! Avec un 66 final elle s’adjuge une écrasante victoire (même si elle jouait un parcours de “-15% sur la longueur par rapport aux garçons) laissant à trois coups de là les deux premiers représentants masculins.

Partie en fin de matinée à 4 sous le par, elle termine le tournoi par un 66 (-5) meilleure perf du jour, soit 275 coups de golf pour les 4 jours, 3 de moins que ses camarades garçons Julien Xanthopoulos et Raphaël Eyraud. Une brillante performance pour la bretonne installée au Pays basque mais il faut reconnaître que cette semaine les proettes ont joué un parcours de 15% plus court que celui des garçons.

Les experts en jeu de golf auront raison de souligner qu’il ne s’agissait pas tout à fait du même parcours et qu’on ne peut donc pas comparer les performances. Reste le panache qu’il faut bien reconnaître à Caroline. Quant aux deux ex-aequo après 72 trous, Raphaël Eyraud et Julien Xanthopoulos, le play-off de départage disputé sur le 18 aura désigné le Deauvillais dès le premier trou: Julien sera vainqueur en Médoc.

Cette victoire vient après celle obtenue la semaine précédente. Sans jamais avoir été en tête durant trois jours, Caroline Afonso s’impose au final et remporte le Terre Blanche Ladies Open avec deux coups d’avance sur l’Espagnole Ana Larraneta et l’Italienne Sophie Sandolo. La Française signe ici son premier succès professionnel après un dernier tour parfaitement maîtrisé. De bon augure pour le reste de la saison sur le circuit régulier.

Prochain rendez-vous du Generali Ladies Tour le 15 avril avec le Dinard Ladies Open.

Posted in ChampionsComments (5)

La veste verte pour Mickelson

Phil Mickelson a remporté dimanche soir son 3ème Masters sur le parcours d’Augusta. Lefty (on surnom) parti deuxième derrière Lee Westwood avec qui il partageait cette journée, a joué le jeu parfait, parsemé d’audace et d’intelligence tout au long de ce 4ème tour. Prenant les risques qu’il fallait au moment où il le fallait, il a tranquillement exécuté son partenaire de jeu du jour. Aucun bogey, il a réalisé une carte de 67 (cinq sous le par) pour l’emporter avec un dernier birdie au 18 avec 3 coup d’avance sur l’anglais par – 16.

Quant à Lee Westwood, il passe encore une fois à coté du bonheur. Ce joueur a toutes les armes qu’il faut pour gagner un majeur, mis à part un brin de folie qui lui permettrait d’attaquer là où pour le moment ils e contente d’assurer. Car un Majeur ne se gagne pas en contrôlant, mais en attaquant et en allant chercher les birdies. Chose qu’a parfaitement su faire Phil Mickelson.

Et Tiger Woods, dans tout ça?? Parti 3ème ex-aequo avec K. J. Choi le Coréen à -8, il a entamé la journée de la pire façon qu’il soit par un bogey. Tendu à l’extrême, il a arrosé au drive tout au long de la journée, ne s’en sortant que grâce à quelques coups de génie dont lui seul a le secret. Il termine 4ème à -11, ce qui est excellent pour un retour à la compétition après 5 mois sans jouer. Quand il retrouvera toutes ses sensations et qu’il sera débarrassé de ses problèmes familiaux, on retrouvera le grand Tiger.

Vivement le prochain Majeur, l’US Open.

Posted in ChampionsComments (4)

Amen Corner, le fossoyeur d’illusions

Voilà, chose promise le 8 avril, chose tenue le lendemain. L’Amen Corner d’Augusta, donc.

Tout se passe après avoir frappé le drive au trou n° 11, dans une tranchée d’une vingtaine de mètres de large, pas plus. Quelque 280 mètres plus loin, en arrivant sur la balle, apparaît, en contrebas, la scène entière. Ce spectacle à couper le souffle du simple promeneur, que doit-il suggérer aux golfeurs qui, en quelques minutes, vont y jouer une grande partie de leur vie? Bienvenue à Amen Corner, sur le parcours d’Augusta. Et, c’est sûr, deux prières valent mieux dans cet endroit où, si souvent, par un dimanche après-midi, s’est dite la messe du Masters. Amen Corner est constitué par le green du trou 11 (par 4 de 410 mètres en descente), gardé sur sa gauche par la première pièce d’eau du parcours; le 12 (par 3) avec son green transversal, équipé d’un chauffage pour combattre les frimas qui sévissent dans ce point le plus bas d’Augusta National, barré par la rivière Rae Creek; et, plus loin, la caverne naturelle d’où sera tapé le drive du 13, coup fondamental qui décidera de l’ampleur du risque qu’il faudra prendre pour toucher en deux le green de ce par 5 de 435 mètres.

Il est dit que des esprits malins, enfouis dans des tombes indiennes à cette extrémité du parcours, exercent de sinistres influences. Mais il est plus sûrement vrai que les génies combinés de Bobby Jones et d’Alister Mackenzie, les dessinateurs du parcours, ont conçu là le lieu idéal pour le rendez-vous du joueur et de son destin. A l’origine, en 1932, les actuels neuf trous du retour étaient ceux de l’aller. C’est Jones qui, trois ans plus tard, eut l’idée de les inverser. L’expression «Amen Corner», inspirée d’un ancien disque de jazz Shouting in the Amen Corner (pour les amateurs, Mezz Mezzrow à la clarinette), est due au journaliste américain Herbert Warren Wind, en 1958 dans Sports Illustrated.

Cette année-là, un incident survenu à Arnold Palmer au trou n° 12 avait, en quelque sorte, ouvert la porte aux étrangetés de tous genres qui allaient se succéder dans l’endroit. Palmer avait vu sa balle s’enfoncer dans le sol près du green. Il avait demandé à la dropper sans pénalité, ce qui lui avait été refusé par un arbitre. Alors, entêté et sûr de son bon droit, il décida de jouer deux balles dans l’attente d’un jugement différé. Avec sa première, il fit cinq. Avec la deuxième, qu’il avait droppée, il fit trois. Au trou suivant, Palmer demanda à Ken Venturi, qui partageait sa partie: «Ils vont me mettre un 5, n’est-ce pas?» La réponse de Venturi claqua comme un drive: «Certainement.» Peut-être fouetté par une rage intérieure, Palmer expédia alors un énorme coup de bois pour atteindre le green du 13 en deux. Un putt à suivre et eagle sur ce par 5. Deux trous plus tard, on venait prévenir Palmer qu’on lui avait accordé un 3 au 12. Tout cela suffit pour que Palmer remporte, avec un coup d’avance, son premier Masters.

Depuis, le livre d’or d’Amen Corner se tache aussi bien de larmes de joie que de sang versé.

Palmer lui-même, l’année suivante, alors qu’il était en tête le dimanche, perdait son titre après avoir envoyé une balle dans l’eau et fait 6 sur ce trou n° 12. «Il est diabolique, estime Palmer. Le genre de trou vers lequel on se rend en tremblant à la pensée de la catastrophe qui pourrait arriver. C’est le plus court du parcours, mais aussi, pour moi, le plus difficile.» Rater le green ici, c’est l’assurance d’un voyage au bout de l’angoisse ou du désespoir. Comme celui de Tom Weiskopf, qui, en 1980, y signa un 13, «sans avoir tapé un vrai mauvais coup», déclara-t-il plus tard.

Jack Nicklaus lui-même y fit un 7, au deuxième tour en 1991, pour avoir oublié une règle cardinale: ne jamais tenter d’attaquer le green par-dessus le bunker. Et Nick Price, l’ancien n° 1 mondial, précipita successivement trois balles dans Rae Creek en 1994. Cette année encore, à l’entraînement, l’Australien Stuart Appleby, 21e l’an dernier, tapa trois balles du départ: une, trop longue, dans les azalées; les deux autres, trop courtes, dans le torrent.

«Le gros problème du 12, souligne Tom Watson, est le vent qui tourbillonne presque toujours dans Amen Corner. Pour attaquer le green, le choix du club va, en général, du fer 9 au fer 5.»

Mais la vaste cuvette d’Amen Corner sait aussi dispenser ses grâces à quelques élus. En 1992, l’année de sa victoire, le dimanche, Fred Couples avait vu sa balle cesser miraculeusement de dévaler vers l’eau au 12. Larry Mize avait battu Greg Norman en play-off au 11, en rentrant une approche de quarante mètres. Et Nick Faldo y a gagné, lui aussi en play-off, deux de ses trois titres, à chaque fois sur le 11. En 1989, Scott Hoch avait manqué un putt de 80 centimètres qui lui aurait donné le titre, et, en 1990, Ray Floyd avait expédié son deuxième coup dans l’eau. Faldo est tellement reconnaissant envers cette partie d’Augusta qu’il a demandé à un peintre de l’immortaliser sur une toile.

L’an dernier, Tiger Woods avait dompté les trois trous d’Amen Corner en les jouant, sur l’ensemble des quatre jours, à 7 sous le par. Se vengeront-ils cette année? En tout cas, les pluies diluviennes qui se sont abattues hier sur Augusta ne sont pas pour désavantager les longs frappeurs. Et Woods est de ceux-là.

Posted in ParcoursComments (5)

Masters 2010

Ce jeudi 8 avril, le premier drive la version 2010 du Masters sera frappé à Augusta. Et deuxième évènement, Après cinq mois d’absence, Tiger Woods effectue son grand retour à la compétition.

Les compositions des 32 parties sont connues pour le premier tour du Masters, jeudi soir à Augusta. Pour ce premier tour, il partagera la partie (la 31°) de son compatriote Matt Kuchar et du Coréen K.J. Choi

Le numéro deux mondial, Phil Mickelson, débutera avec l’Australien Robert Allenby et le Coréen Y.E. Yang. Quant au tenant du titre, l’Argentin Angel Cabrera, il sera dans une partie très relevée avec l’Américain Jim Furyk et le prodige coréen de 18 ans, Byeong-Hun An.

Autre évènement de cette édition : Floyd range les clubs
Vainqueur du Masters d’Augusta en 1976, Raymond Floyd ne prendra pas le départ cette année pour la première fois depuis 1965. L’Américain, vainqueur par ailleurs de trois autres Majeurs (USPGA en 1969 et 1982 et US Open en 1986), a annoncé mardi qu’il mettait un terme à sa carrière. “Je ne suis plus compétitif et je ne veux pas me mettre dans l’embarras”, a déclaré l’intéressé, opéré du dos l’année dernière. Battu en play-offs en 1990 par Nick Faldo, Floyd était alors tout près de devenir le premier joueur vainqueur du tournoi de trois trous, disputé la veille du premier tour, à enfiler la veste verte du vainqueur quatre jours plus tard.

Le parcours somptueux d’Augusta possède un endroit magique, un coin diabolique où se noient bien des espoirs. A «l’Amen Corner», où la messe est souvent dite. Mais je vous en parlerais un autre jour.

Ci-dessous, le parcours du Masters à Augusta.

Posted in CalendrierComments (0)

Masters : Tiger is back

Tiger Woods est de retour officiellement depuis ce lundi à Augusta, sur le parcours du Masters. Il a partagé une partie d’entrainement avec Fred Couples, accompagné de son fidèle caddie Steve Williams, avant de parler à la presse pour la première fois depuis 5 mois.
D’après le journal l’Equipe,

Tiger Woods a été accueilli par des applaudissements, lundi matin à Augusta, lors de sa première sortie sur le parcours du Masters. «Bon retour Tiger, tu nous as manqué», lui ont lancé des supporteurs alors que le n°1 mondial est arrivé dimanche en Georgie. Le “Tigre”, visiblement détendu et bien dans sa peau, s’est alors retourné et a souri à ses fans. «Cela a été tout simplement un accueil incroyable, toute la journée sur l’ensemble du parcours. Tellement de gamins m’ont admiré et tellement de supporteurs m’ont soutenu au fil des ans. Je veux juste leur dire merci. Le fait de traverser tout cela, ces derniers mois, cela m’a permis de mettre les choses en perspective et de voir combien je suis reconnaissant, ou plutôt combien j’ai manqué de reconnaissance envers les fans de golf. »
«Personne n’est parfait. Nous pensions qu’il l’était, mais personne n’est parfait», a commenté son ami Mark O’Meara, après avoir joué neuf trous sur le nouveau practice d’Augusta, dimanche, en compagnie de l’homme aux 14 trophées en Grand Chelem. «Il se sentira bien et je pense qu’il jouera aussi bien cette semaine. Si quelqu’un peut supporter la pression, c’est bien lui d’autant qu’il a fait du bon boulot», a ajouté O’Meara en faisant allusion aux séances de thérapie suivies par Woods. Woods a décroché à Augusta son premier Grand Chelem, en 1997, devenant le premier lauréat de couleur. Victorieux de 14 tournois du Grand Chelem, il ambitionne de battre le record absolu de victoires (18), détenu par son compatriote Jack Nicklaus.

Jeudi matin sera tapé le premier drive de ce Masters version 2010. Le Tigre sera-t-il en mesure de gagner de nouveau?

Nous verrons cela déjà vendredi soir au soir du deuxième tour, si il passe le cut en bonne position.

Posted in CalendrierComments (2)


universweb
forum fou de golf

Partenaires

l'etiquette|pure golf & life style

golfamily.com

eurogolf liber'tee

open elite

bookandgolf, réservez vos départs en ligne

golfomax2011

vision golf


Fou de Golf a sa page Facebook

page facebook

Nuage de tags

Viadéo

Calendrier

avril 2010
L Ma Me J V S D
« mar   mai »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Calcul d’index

Code QR du blog

golfomax2010
A scanner avec Barcode Scanner.

Réclame

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes