Golfer au Pays Basque

J’ai découvert cette vidéo sur le golf au Pays Basque et j’avais envie de vous la faire partager.

C’est le 4e sport individuel en France et le nombre de licenciés a explosé en 30 ans. On compte 410 000 licenciés dont un grand nombre au Pays Basque. Cela s’explique en partie par le climat. Napoléon 3 et l’impératrice Eugénie ne sont pas étrangers à ce succès non plus… Explications.




Golfer à Agadir, une semaine de rêve

Du 2  au 9 février, nous sommes partis ma chérie et moi passer la semaine à Agadir (Maroc) avec l’agence Formigolf, pour jouer au golf et nous reposer.  Et nous avons passé une semaine de rêve.

Cette semaine avait été planifiée depuis juin 2018 avec Maria de l’agence Formigolf. Décollage le 2 février de Lyon à 8h, atterrissage à 11h15 à Agadir, arrivée à l’hôtel Riu Tikida Palace à 12h30 avec la navette affrétée par l’agence de voyage, donc quasiment la journée complète pour profiter de la piscine et se reposer.

Hôtel Riu Tikida Palace 5*****

Magnifique hôtel de luxe, le Riu Tikida Palace est un des nombreux hôtels de la chaîne. Rien qu’à Agadir, il y en a 3 ou 4. La chambre est grande, spacieuse, les lits très confortables, la vue du balcon donne sur l’immense piscine autour de laquelle de très nombreux transats sont à disposition. La décoration du lit est changée tous les jours et on a même eu droit un jour à des pétales de roses.
2 restaurants sont à disposition, le snack qui est au bout de la piscine avec vue sur l’océan et qui ne sert à manger qu’à midi jusqu’à 17h et le restaurant dans l’hôtel pour le soir et le petit déjeuner. Tout est en menu buffet avec un reproche, les entrées sont toujours les mêmes. Mais quand on est en all inclusive, on ne fait pas la fine bouche 😉

4 golfs étaient au programme de la semaine : le golf du Soleil, le golf de Tazegzout, le golf de l’Océan et le golf des Dunes. Des navettes gratuites sont mises à disposition par les golfs et la réception de l’hôtel vous en donnera la liste et les horaires.

Golf du Soleil

Ce 1er golf allait nous en mettre plein les mirettes. Entretenu merveilleusement, des greens roulants, des fairways pas très larges mais des roughs non pénalisants, un accueil super sympathique que ce soit au pro-shop ou au caddy master, des caddies au petit soin pour nous. Nous avons joué le Championship Course, le plus difficile (on a rien demandé c’est le golf qui décide où on joue) et heureusement que les caddies étaient là pour nous expliquer où jouer et comment le jouer. Ce golf est vraiment magnifique à voir et à jouer.

Golf de Tazegzout

Nous étions prévenus que ce 2ème golf de la semaine serait une expérience unique et spéciale. Et nous n’avons pas été déçus. Seul golf en dehors d’Agadir (30 minutes de route environ au nord de la ville), ce links est ouvert depuis 2016. On nous avait conseillé la voiturette et grand bien nous a pris d’écouter ce conseil. Ce golf est vallonné, avec des liaisons inter-trous assez longues. Des fairways très larges, très roulants, des greens pentus et très roulants (bonjour les 3 putts!!) par de rough mais beaucoup de cailloux si on sort du fairway, ce qu’il vaut mieux éviter (mon fer 9 en garde encore la marque). Un caddy accompagnait le couple d’allemand qui partageait notre partie et il nous a été bien utile. Je l’ai récompensé à la fin de s’être aussi occupé de nous.
Ce golf est à faire car il est très intéressant mais comme tout links, il est très piégeux.

2 vidéos de présentation du trou n°9 de ce parcours, trou signature qui donne sur l’océan.

Golf de l’Océan

Après une journée de repos à visiter la Marina qui est à 30 minutes de marche de l’hôtel et à bronzer (brûler?) au bord de la piscine et se prenant pour des pachas, retour au golf avec ce golf qui a reçu le Trophée Hassan II et la Coupe Lalla Meriem en 2015 et qui propose 27 trous sur 3 parcours, chacun offrant un univers particulier. Dunes, Désert ou Garden, nous avons joué Garden et Dunes. Pas de caddies cette fois, juste location de chariots manuels, ce qui suffit amplement car nous avons joué à 2 sans problème. Ce parcours est large, bordé d’arbres, quelques pièces d’eau rendent le parcours un peu plus challenging. Idéalement entretenu, les greens sont roulants mais pas trop compliqués. Accueil sympathique mais le pro-shop n’ouvrait qu’à la demande. Un beau golf à refaire tant il est possible de claquer une belle carte.

Golf des Dunes

Après encore une journée de farniente au bord de la piscine, retour au golf pour le 4ème et dernier golf de la semaine. Tout le monde me vantait la beauté de ce golf. Malheureusement, dès le lever du jour, le brouillard lui avait décidé de faire la grasse matinée et c’est dans une sorte de purée de pois que nous sommes partis. Encore une fois en louant des chariots car le vendredi étant un jour spécial au Maroc, les meilleurs caddies ne sont pas présents. Mais nos partenaires de jeu avaient chacun le leur et ils nous ont été aussi bien utiles, surtout pour nous indiquer les bonnes directions à prendre. Le golf des Dunes propose aussi 3 neuf trous, bleu Eucalyptus, rouge Tamaris et jaune Oued. Nous avons joué jaune et bleu. Le brouillard s’est dissipé au départ du parcours bleu mais jamais nous n’avons vu le soleil avant l’arrivée au club-house. Ce parcours doit être très beau, mais les conditions ne nous ont pas permis de nous en rendre vraiment compte.

Conclusion

Une très belle semaine, où tout avait été organisé de main de maître par Maria de l’agence Formigolf. Nous reviendrons à Agadir c’est sûr, car quand on a goûté à l’excellence, on a toujours envie d’en avoir de nouveau.

Depuis 20 ans, Formigolf propose d’honorer vos rêves aux quatre coins de la planète golf dans la rigueur qui anime son équipe et leurs missions de chaque instant ! A la carte ou en prêt-à-partir, FORMIGOLF vous accompagne vers plus de 50 destinations de rêve. Du séjour simple à la croisière ou au séjour en groupe, les experts de l’agence sont là pour vous concocter des vacances de rêve.
Contact bureaux : 03 89 21 19 01 du lundi matin au samedi midi ou http://www.formigolf.fr 




Céline Boutier gagne sur le LPGA !

Céline Boutier signe une première victoire française sur le circuit américain LPGA depuis 16 ans !

Avec un total de -8, sur le parcours australien du Handa Vic Open, la Française Céline Boutier remporte une belle victoire ce dimanche matin. Elle devance l’Australienne Sarah Kemp de deux coups. À 25 ans, Céline Boutier succède à Patricia Meunier-Lebouc, dernière joueuse française à s’être imposée sur le Ladies PGA Tour, le circuit américain. C’était en… 2003 !

« Je rêvais de cette victoire depuis que j’ai commencé à jouer au golf, a commenté Céline Boutier, au moment de recevoir le trophée. Je suis très contente de la façon dont je me suis comportée. Je me suis battue jusqu’au bout. »

Débutante sur le circuit US en 2017, elle a disputé 25 tournois la saison dernière sur ce Ladies PGA Tour, pour 16 cuts franchis. Elle avait déjà gagné sur le circuit européen (Classic Bonville en Australie en 2018) et sur le Symetra Tour (seconde division US), mais cette victoire en Australie est une véritable consécration pour la Française.

Malgré une dernière carte moyenne ce dimanche (72), par rapport à la carte de 65 de l’Australienne Sarah Kemp, la carte de 69 de l’Anglaise Charlotte Thomas et celle de 66 de l’Espagnole Azahara Munoz, Céline Boutier a conservé néanmoins deux coups d’avance. À l’issue des quatre jours de compétition, Céline Boutier s’est montrée la plus régulière, sans journée noire (-3 jeudi, -1 vendredi, -3 samedi, par dimanche).

Avec une dotation à 1,1 million de dollars, ce Handa Vic Open n’est pas une des épreuves majeures du circuit américain. Mais il permet à sa lauréate de remporter la bagatelle de 165 000 dollars, et de lui faire quelques nouvelles places dans le classement mondial, où elle occupait la 123e place avant cette victoire.




Prof de club : drôle de métier ?

Je relaye aujourd’hui le coup de gueule d’un prof de golf, Thierry Abbas, sur l’avenir de la profession de prof de golf en France.

METEO : BASSES PRESSIONS

Le crépuscule de la Ryder Cup s’estompe peu à peu dans les nuages Anglo-saxons : que reste-t-il de cette merveilleuse fête du golf ?
Les pros français semblent marquer le pas sur les circuits internationaux.
Les équipes de France amateures ne rapportent plus de trophée.
Les performances individuelles des jeunes et de notre élite sont très nettement inférieures aux attentes les moins optimistes.
Les clubs privés, publics et commerciaux sont en grande difficulté pour recruter de nouveaux adeptes.
De moins en moins de jeunes sont attirés par notre discipline unique !!
Les écoles de golf dérivent sur un flot de technocratie fédérale.
Les pros des clubs ressentent un isolement grandissant au sein de leurs structures respectives.
Le rôle des ligues se noie dans un flou alimenté par la récente restructuration régionale et un relationnel local et régional digne des icebergs les plus froids.
Les pôles régionaux et nationaux sont un miroir aux alouettes d’une médiocrité affirmée.
Quelle direction sportive suggère la direction technique nationale, absente de tous les grands rendez vous pédagogiques et même sportifs ?
Cependant quelques initiatives pédagogiques permettent aux cadres sportifs de surseoir à une noyade annoncée. (3 journées consacrées à la biomécanique du swing, quelques rares journées de formation s’adressant aux responsables des clubs).

POURQUOI ?

Certes l’organisation de la Ryder Cup et le spectacle proposé ont été resplendissant malgré l’absence très dommageable d’un pro français dans l’équipe européenne.
J’ai 63 ans dont 42 ans d’expérience comme : joueur de tournois, comme enseignant, comme formateur, comme entraîneur national, comme organisateur d’épreuves et enfin comme président de PGA.
Le soleil se couche sur ma vie professionnelle exaltante et tellement remplie de rencontres et d’expériences enivrantes !
C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux témoigner de mon indignation sportive et pédagogique en constatant l’immobilité et le peu de créativité de nos structures fédérales et sportives !!
Nous portons tous, bien sûr, une forme de responsabilité des dérives que subit la pratique du golf dans notre pays !

LES CLUBS et la F.F.G

Cependant, les grands oubliés du système fédéral et ce, depuis la fin des années 90, sont les pros de clubs !!
N’oublions jamais que les premiers pas des jeunes et des moins jeunes se déroulent dans les clubs !!
La découverte du golf n’existe que grâce à l’énergie déployée par les enseignants qui animent, certes parfois maladroitement nos clubs français !!
Les futurs champions(es) ont ressenti leurs premiers émois sportifs dans nos clubs, formés et encouragés par des pros locaux !!
Les écoles de golf des clubs sont les viviers des pros de demain !
Et surtout, il faut noter que le pro d’un club est un GENERALISTE : il doit assurer : l’initiation, la formation individuelle et collective des membres et non-membres, l’animation de l’école des jeunes, l’entraînement des équipes, les conseils pour les compétitions de club et l’entretien du terrain et le coaching individuel des jeunes talents !!
Quant à l’activité spécifique des jeunes, Je m’étonne de la technocratie qui a envahi l’activité des « drapeaux » pâle imitation des « étoiles » au ski.
La « labellisation » des écoles de golf dictée par je ne sais quel expert a compliqué et perturbé un système qui commençait à faire ses preuves !
La direction technique nationale reste tellement éloignée des préoccupations sportives de ces structures en n’apparaissant que lors de la kermesse annuelle du championnat de France des jeunes.
Le livre « Le golf, un jeu d’enfants » édité fin des années 90 avait réussi à fédérer l’action d’un certain nombre d’enseignants en osant prescrire des priorités techniques et pédagogiques pour les jeunes.
Les « opens » forme d’évaluation des jeunes prometteurs avaient permis de fixer des objectifs techniques de progression adaptées aux exigences de la compétition pour nos jeunes !
Les entraîneurs nationaux se déplaçaient dans les ligues, afin de connaître les besoins et d’évaluer les actions de chacune des régions.
Aujourd’hui la DTN enfermée dans sa tour d’ivoire fédérale ne communique aucune priorité technique, aucune orientation sportive pour les jeunes en devenir.
Les formations obligatoires des pros sont organisées par la P.G.A. avec la bénédiction passive de la F.F.G.
Nombre d’aménagements ont été décidés en dépit du bon sens : Règlement des Opens, le droit de jeu fédéral pour les jeunes, les index, l’organisation du championnat de France des jeunes, des formations de moniteurs trop nombreuses et certaines bradées. etc…

UN AVENIR DE CONCERTATION

Je reviens d’Allemagne où j’ai pu constater une véritable organisation pédagogique nationale !!
Les milieu, amateur et professionnel, se côtoient avec une ambition commune, celle de produire un enseignement de qualité à tous les niveaux de performance !!
Ce sont les femmes et les hommes qui font la réussite d’un système et pas le système en lui-même !!
C’est la motivation et l’implication de ces individus au service d’un projet associé à un système cohérent qui permettent d’atteindre des objectifs de qualité !!
Cette motivation est dépendante de l’enthousiasme, bien sûr, de chacun(e) mais surtout de la planification claire d’objectifs sportifs et pédagogiques à la hauteur des capacités des intéressés !
Aujourd’hui, les passerelles permettant de gravir les échelons de la performance sont presque inexistantes pour nos meilleurs jeunes !
Heureusement quelques rares régions, dont l’Alsace et l’hyper compétent N.Subrin ont donné une image positive de ce qui pouvait se faire avec des budgets dérisoires !!
Prenons l’exemple d’un jeune performant à 11 ans, dans son club, progressant à 12-13 ans aidé par sa ligue, puis compétitif à 14 ans : IL VA OU APRES ???
Dans un pôle espoir dont les performances et l’organisation sont affligeantes ?
Dans une structure privée dont les tarifs sont prohibitifs ?
Dans son club et sa ligue dont les moyens sont limités et l’isolement sportif tellement pesant ?
Que devient la relation entraîneur-entraîné de ce jeune qui soudain, en cas de prise en charge fédérale, se voit attribué d’autres intervenants sans y avoir été préparé ?
Une solution serait de permettre aux entraîneurs des ligues d’accompagner les enseignants des clubs jusqu’à un certain seuil, puis de collaborer avec des entraîneurs nationaux à partir d’un nouveau seuil de performance, et ce, en liaison étroite avec le pro initial du jeune concerné (e)
Mais la première étape est d’élaborer un cahier des charges national précis, fixant les moyens techniques et physiques et psychologiques, les objectifs de progression, les priorités sportives pour l’ensemble des jeunes français.
Ce cahier des charges serait débattu en collaboration avec des pros de club performants et proposé à l’ensemble des clubs afin d’harmoniser l’action pédagogique et sportive des enseignants de clubs !!!
Il serait présenté lors d’un congrès national de l’enseignement ET pendant le championnat de France des jeunes.
Il en va de même pour les programmes des écoles des jeunes qui doit mettre en évidence les priorités de la formation des habiletés techniques et sportives nécessaires pour atteindre le haut niveau !!
Osons imaginer un le même type de projet pour une méthode Française d’enseignement que les pros de club pourraient appliquer afin de rendre notre enseignement attrayant et surtout homogène !!

FAIRE DECOUVRIR
FAIRE AIMER
FAIRE PROGRESSER
FAIRE PERFORMER
Que l’on est loin de ces principes enseignés à l’école fédérale de J.E LAFFITE !!!

EPILOGUE

A nous, professeurs des clubs de prendre conscience de l’importance de notre action auprès de TOUTES ET TOUS les joueurs (ses) quel que soit le niveau !!
Mais les instances dirigeantes se doivent de proposer un vrai projet d’enseignement national en attribuant à chacun des rôles précis et efficaces et en acceptant une vraie collaboration !

FORMER MOTIVER ACCOMPAGNER : telles devraient être les missions d’une fédération sportive responsable de son développement !
Bien sûr, la réussite ne peut être, ni immédiate, ni consensuelle à ses débuts, mais elle est susceptible de donner un élan décisif à note sport !

Les résistances seront nombreuses mais le mouvement doit impérativement être lancé pour proposer un vrai projet sportif à l’échelle de nos licenciés !!

NB : cette lettre a été envoyée par l’auteur à au président de la FF Golf, et à la PGA France.




Exercice du mois – 01-2019

1er exercice du mois pour 2019 de Guillaume : grand jeu, le gant sous l’aisselle droite (ou gauche si vous êtes gaucher).

N’en gardez pas sous le coude ! Voici un exercice pour vous permettre de positionner votre coude droit correctement au sommet de la montée et ainsi supprimer
vos trajectoires slicées et sans puissance.

Pour corriger :

– De l’overswing, une montée trop longue
– Des bras qui se déconnectent du corps lors de la montée

Pour améliorer :

– Le travail de votre bras droit lors de la montée
– Votre plan de swing
– La régularité de vos frappes
– Vos contacts

Matériel utilisé :

– Un petit club fer 9 ou fer 7
– Des balles de practice
– Un gant de golf

Comment vous organiser :

Placez-vous à l’adresse normalement. Puis placez le gant sous l’aisselle droite si vous êtes droitier.
L’objectif de cet exercice est de réaliser des swings en conservant le gant sous l’aisselle tout au long de la montée.

Des repères pour réussir l’exercice:

– Durant la montée, votre club, vos mains, et vos épaules tournent ensemble d’un bloc
– Votre élan est contrôlé par la rotation du haut du corps
– Au sommet du backswing, un bon repère, votre coude droit regarde par terre

Et pour finir, la petite vidéo explicative qui va bien.




Polémique Li Haotong

Dimanche 27 janvier, lors de l’Omega Dubaï Desert Classic, le joueur chinois Li Haotong s’est vu infliger 2 coups de pénalité après avoir rentré son dernier putt au 18. La raison : son caddy l’aurait aidé dans son alignement lors de ce dernier putt, alors que selon les nouvelles règles en vigueur, l’alignement par le caddy est interdit quel que soit l’endroit du parcours.

Regardez bien la vidéo ci dessous :

Si on voit nettement le caddy aider à la lecture de la ligne de putt, on le voit aussi se dégager de cette ligne dès que son joueur de déplace pour prendre son stance. Brandel Chamblee, journaliste expert en golf qui opère depuis très longtemps derrière les micros américains tout le long de l’année, pense que les officiels de l’European Tour ont commis une grossière erreur en donnant cette pénalité au joueur chinois.

Au delà de cette polémique c’est l’ensemble des nouvelles règles applicables depuis le 1er janvier 2019 qui risquent de faire aussi polémique. Et surtout quels seront les joueurs pénalisés.

Prenons l’exemple du putt avec le drapeau, sensé favoriser une plus grande rapidité. Certains le veulent d autres non, résultat on remet et enlève en permanence le drapeau sur les greens en fonction des désirs des uns et des autres et … on perd du temps !

Autre exemple flagrant dimanche lors du dernier tour : le délai imparti pour jouer sa balle qui doit être de 40 secondes. Bryson Dechambeau, le vainqueur de ce tournoi, surnommé le scientifique, prenait systématiquement plus d’une minute avant de taper son coup. Et jamais il n’a été chronométré par un arbitre, alors que beaucoup de joueurs moins renommés que lui se font systématique timés et punir pour jeu lent.

Je pense que cette année nous allons avoir de quoi discuter au bar du club house des golfs français avec toutes les futures polémiques.




Du rififi dans la petite balle blanche

Quelques semaines après Bernard Pascassio qui avait écrit une lettre dans laquelle il s’en prenait à l’European Tour suite au déplacement de l’Open de France dans le calendrier, c’est François Illouz, ancien cadre de la Fédération française de Golf en charge du haut niveau, qui en remet une couche dans sa lettre « Bonne année au Golf Français » publiée sur les réseaux sociaux et dans laquelle il évoque pêle-mêle la réussite de la Ryder Cup en France et son impact quasi nul, l’état du golf français de haut niveau et de manière générale, le faible développement du golf en France.

Il avait déjà mis les pieds dans le plat en 2016 en dénonçant les choix stratégiques de la Fédération en ce qui concerne le haut niveau et la formation des jeunes champions français.

Le président de la FFGolf, Jean-Lou Charon, et les membres du board de la Fédération en prennent pour leur grade. Le seul à passer entre les gouttes et à recevoir des lauriers est Pascal Grizot, l’artisan de la réussite de la Ryder Cup 2018, dont il vante les mérites de manière assez dithyrambiques.

Voici cette lettre :

BONNE ANNEE AU GOLF FRANÇAIS !

2018 restera dans la mémoire golfique française comme l’année d’une fantastique Ryder Cup parfaitement orchestrée au Golf National par Pascal Grizot. Missionné pour l’occasion, il était incontestablement l’homme de la situation à qui rien ne résiste lorsqu’il décide de prendre en mains un dossier qui le passionne. Qu’il soit ici une fois de plus remercié et souhaitons-lui, outre une parfaite santé, de s’envoler vers de belles nouvelles destinées dignes de lui.

L’aventure Ryder Cup souhaitée par Georges Barbaret lorsqu’il présidait aux destinées du golf français, si elle était enthousiasmante sur le papier, s’est révélée bien éphémère, comme l’auteur de ces lignes l’avait pressenti à l’époque, au risque assumé de passer pour un rabat-joie pessimiste.

Pourtant, il ne fallait pas être grand clerc pour savoir qu’organiser la Ryder Cup dans un pays qui compte 0,7 % de golfeurs au sein de sa population ne pouvait laisser l’héritage fantasmé.
C’est un peu comme si nous avions l’ambition d’organiser The Ashes au cricket ou le Super Bowl au football américain…

Il est un fait que le retour sur investissement ne pouvait pas être positif. Même si l’on peut trouver quelques motifs de satisfaction en cherchant bien, le grand dessein voulu par les initiateurs du projet qui évoquait le million de licenciés puis après une révision à la baisse, les 500.000 ne sera pas atteint et le golf conservera encore pour un moment l’étiquette de sport de nantis qui lui colle à la peau.

Il eût été à mon sens de meilleure stratégie d’investir massivement sur le sport pour hisser nos joueurs tricolores en nombre dans l’élite mondiale, comme l’ont fait les Suédois dans les années 80/90 avec les résultats que l’on connaît.

Une fois cet objectif atteint, opération qui prend environ une quinzaine d’années si tout se passe bien, il aurait été alors de bonne politique de soumettre, alors seulement, une candidature pour organiser la Ryder Cup. En mettant la charrue avant les bœufs, la légitimité de cette candidature est sérieusement mise en défaut par une population pour qui le golf est un sport réservé aux « imbéciles argentés ».

Il est en effet symptomatique de relever que l’image du golfeur en France est désastreuse :

Quel sport pratique l’inénarrable Patrick Abitbol dans le film « La vérité si je mens » cigare au bec ? Pas le foot, le basket, le hand ball, le vélo ou encore le tennis.

Quel sport le magistrat dépeint comme un pathétique idiot qui court sans succès après Sandrine Kimberlain, pratique-t-il dans le film d’Albert Dupontel « 9 mois ferme » ?

Où meurt Bernard Blier qui incarne un dirigeant d’entreprise puant, d’une balle en pleine tête dans le film « Le corps de mon ennemi » d’Henri Verneuil si ce n’est sur un golf ?

Le golf est considéré comme un loisir réservé à une caste sociale qui s’adonne à une distraction coûteuse que les gilets jaunes veulent mettre au pilori.

Tout le contraire de ce que ce sport est aux USA, en Grande Bretagne, dans les pays scandinaves, dans les pays du Commonwealth, à tel point que c’est le sport individuel le plus pratiqué au monde.

Mise à part la sacro-sainte « exception française », d’où vient donc le problème et surtout comment y remédier ?

Il est un fait que le golf a été développé en France au 19ème siècle, puis dans la première partie du 20ème siècle par des aristocrates (britanniques, puis français) ou des hommes d’affaires aisés comme en attestent les représentations des premiers présidents des golfs centenaires.

A cette époque, les golfs publics n’existaient pas.

Cette vision historique a malheureusement toujours la vie dure et c’est à la FFGolf dont c’est la mission, d’œuvrer dans le sens de la démocratisation de ce sport. Elle ne pourra résulter que d’une vraie vision et d’une volonté politique forte qui passera par une réforme de la structure fédérale associant davantage les golfs commerciaux.

Aucun des Présidents qui se sont succédés depuis les Présidents Guyot et Cartier auxquels il faut rendre hommage ici, n’a vraiment eu cette volonté.

Le résultat est celui qu’on connaît aujourd’hui :

– Le golf est un microcosme qui n’intéresse aucun des grands médias car il n’intéresse pas le grand public,
– La jeunesse n’a aucun champion emblématique auquel elle souhaite s’identifier,
– Les résultats sportifs médiocres – à une poignée d’exceptions près – sont à la hauteur des efforts qui y sont consacrés et ne font rêver personne.

Pour rappel, lors des derniers Championnats du monde Amateur en Irlande à l’automne 2018, occasion donnée aux professionnels de demain de se confronter, la France a terminé 20ème chez les Femmes à égalité avec le Paraguay, derrière le Mexique, la Suisse, la Norvège … et 38ème chez les Hommes derrière l’Islande, le Costa Rica, la Serbie, la Pologne et j’en passe et des plus tristes.

En quelques années de présidence de Jean-Lou Charon voulue par Georges Barbaret, nous sommes passés de la médaille d’or en 2010 et des podiums réguliers au tréfonds du classement mondial tant masculin que féminin.

A la fin de l’année 2018, le premier golfeur professionnel français pointe à la 96ème place du classement mondial.
Aucun joueur français n’évolue sur les tours américains.

Le Tour Européen peut à sa guise déplacer la date de l’Open de France dont il est l’organisateur au fin fond du calendrier européen, sans même consulter la FFGolf. Une rumeur digne de Golf Investigation circulerait même, selon laquelle ce tournoi pourrait se dérouler la nuit … Opportunité à ne pas manquer, répondraient certains responsables fédéraux lisses à souhait …

La dégringolade prédite a dépassé tous les pronostics les plus noirs.

Dans tout autre sport, le responsable en titre d’un tel fiasco en aurait tiré les conséquences. A tout le moins, quelqu’un de son entourage l’aurait suggéré. Mais comme le golf n’intéresse qu’une poignée de personnes, l’entre-soi peut primer impunément, à l’abri de toute vindicte de l’opinion publique.

La consolation est que lorsqu’on touche le fond, on ne peut que remonter … A condition d’avoir les bonnes personnes aux commandes et de prendre les bonnes décisions :

Jean-Lou Charon dont l’immobilisme est gravement coupable, devrait reconnaître son incapacité à être le leader dont le golf a besoin et céder la place.

Le Comité Directeur gagnerait à être renouvelé en invitant ses pensionnaires de plus de 75 ans ou ceux qui y siège depuis plus de 20 ans à se retirer.

Le budget devra être refondu pour consacrer les fonds nécessaires au développement du sport. Dans cette optique, des bourses mêlées de moyens financiers et humains sur plusieurs années devront être accordées à des jeunes désireux de faire carrière dans notre sport.

Des campagnes de sensibilisation devront être menées dans les zones difficiles sur tout le territoire, où il faudra que le golf se fasse une place.

Ceci devra se faire en étroite liaison avec les établissements scolaires, les communes, les collectivités et pourquoi pas, les fonds d’insertion.

Les écoles de golf devront être coordonnées par la DTN et en partie financées par la FFGolf.

Les Pôles devront être réduits en nombre. Des Clubs Performance en région, auxquels je suis très attaché depuis de nombreuses années, devront être identifiés et mis en place pour mailler le territoire et se situer à proximité des jeunes espoirs.

Ces clubs devront être dotés de structures d’entraînement comprenant a minima un practice sur herbe, des tapis de practice de bonne qualité, des balles également de bonne qualité (élément essentiel), des zones de petit jeu (chipping et bunkers) et deux putting greens également de qualité, l’un en herbe l’autre en synthétique.

La FFGolf devra consacrer des ressources pour aider à la mise en place de tels outils, en liaison avec le professionnel local et la PGA France.

Le programme aux USA devra être maintenu et prolongé par la mise en place d’un réel centre dans un endroit stratégique dont pourront bénéficier nos meilleurs espoirs féminins et masculins afin de les accompagner dans leur ascension des circuits US.

Les programmes internationaux devront être réactivés d’urgence pour aguerrir nos jeunes et l’appel aux compétences techniques devra être dynamisé et dépasser nos frontières, si nécessaire.

Ce n’est que par cette politique volontaire et courageuse que le golf aura, dans une perspective de 15 à 20 ans, la place qu’il mérite dans notre pays.

Alors souhaitons que 2019 soit l’année des changements indispensables pour le bien du golf français !

N’étant pas impliqué d’aucune manière que ce soit dans les instances dirigeantes du golf français à quelque échelle que ce soit, je suis ravi de voir que certaines personnes connaissant le golf beaucoup mieux que moi tiennent les mêmes discours que moi.

Si beaucoup en ce moment crient « Macron démission », moi je crie et je ne suis pas le seul « Grizot président!! »




Ryder Cup 2020, Padraig Harrington capitaine Europe

L’irlandais Padraig Harrington vient d’être nommé capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, pour l’édition 2020 qui se déroulera aux Etats-Unis, sur le parcours de Whistling Straits dans le Wisconsin, du  25 au 27 Septembre.

Le triple champion majeur a une carrière bien remplie dans la Ryder Cup, après avoir représenté six fois l’Europe en tant que joueur – faisant partie de quatre victoires – alors qu’il a récemment apporté sa vaste expérience au poste de vice-capitaine dans les trois dernières éditions de le concours biennal.

Âgé de 47 ans, il rejoint Paul McGinley (2014) et Darren Clarke (2016) en tant que professionnels irlandais pour diriger l’Europe et espère imiter le dernier triomphe européen sur le sol américain – à Medinah en 2012.
En tant que joueur, Harrington a fait ses débuts en Ryder Cup au Country Club de Brookline en 1999 et a été omniprésent lors des cinq éditions suivantes, aidant l’Europe à remporter la victoire en 2002, 2004, 2006 et 2010.
Il a été nommé vice-capitaine pour la première fois par son compatriote Dubliner McGinley lors de la victoire à Gleneagles en 2014, rôle auquel il est retourné en 2016 chez Hazeltine National sous la direction de Darren Clarke, et à nouveau en septembre dernier sous les couleurs du Danois Thomas Bjørn.
L’ancien numéro 1 européen a collecté 30 titres dans le monde entier et a remporté son premier tournoi majeur au championnat Open 2007 à Carnoustie, en battant Sergio Garcia en barrage. L’année suivante, il défendit avec succès le Claret Jug au Royal Birkdale et devint le premier Européen à remporter deux Majors consécutifs lorsqu’il ajouta le Championnat US PGA 2008 à Oakland Hills quelques semaines plus tard.
Harrington a été choisi capitaine de la Europe 2020 Ryder Cup par un jury composé de trois des plus récents capitaines européens de la Ryder Cup – Bjørn, Clarke et McGinley -, ainsi que du directeur général de la tournée européenne, Keith Pelley, et du tournoi européen. Représentant du comité Edoardo Molinari.
Harrington a déclaré: «C’est un grand honneur d’être nommé capitaine de la Ryder Cup et j’apprécie les 20 prochains mois alors que nous travaillons pour Whistling Straits et pour la défense du trophée par l’Europe. «J’ai joué et j’ai été impliqué avec de nombreux capitaines européens formidables depuis mes débuts dans le concours il y a 20 ans et j’aimerais penser que mon capitanat sera un mélange de tous. J’ai très hâte d’assumer ce rôle.  »
L’Irlandais a inscrit un total de 10½ points en six apparitions à la Ryder Cup, débutant à Brookline en 1999, lorsqu’il s’est allié à Miguel Ángel Jiménez dans le premier jour en 4 balles pour partager les points avec Davis Love III et Payne Stewart avant de remporter sa première victoire en simple en gagnant contre Mark O’Meara par 1 up.
Sa première expérience de victoire européenne a eu lieu lors de la prochaine édition au Belfry en 2002, où il a pris deux points en quatre matches – en compagnie de Colin Montgomerie pour vaincre Phil Mickelson et David Toms en 4 balles et en battant Mark Calcavecchia 5 et 4 en simple.
Harrington a renoué son partenariat avec Montgomerie pour vaincre Phil Mickelson et Tiger Woods en 4 balles, ainsi que Davis Love III et Fred Funk dans les foursomes, avant de faire équipe avec McGinley pour battre Love III et Woods dans les foursomes, avant de terminer avec une victoire en simple contre Jay Haas.
Deux ans plus tard, il participait à une autre victoire époustouflante, cette fois chez lui, au K Club, dans le comté de Kildare, avant de terminer sa carrière de joueur dans le cadre du spectaculaire triomphe européen de 14½ – 13½ au Celtic Manor. Resort au Pays de Galles en 2010, en s’associant à Ross Fisher pour vaincre Phil Mickelson et Dustin Johnson en 4 balles et Jim Furyk et Dustin Johnson en quatre balles aussi.