L’Open de France revient en été

L’European Tour vient de dévoiler le calendrier pour 2020 et les golfeurs français vont être de nouveau content : l’Open de France revient en été, du 2 au 5 juillet 2020.

Le plus vieil open continental prend la place de l’open d’Irlande, déplacé en mai (28-31), et se déroulera une semaine avant le prestigieux open d’Écosse (9-12 juillet). Cependant, le tournoi tricolore se tiendra en même temps que le WGC St. Jude Invitational et sa bourse de 10,5 millions de dollars.

En juillet 2019, la société de gestion d’actifs Amundi, entreprise française dont le Crédit Agricole est l’actionnaire majoritaire, sera le sponsor titre du prochain Open de France, prévu du 17 au 20 octobre au Golf National (78). Ce partenariat n’est signé que pour l’édition 2019, précise le Tour européen, promoteur de l’Open de France, dans son communiqué. La dotation définitive du tournoi, qui devrait avoisiner les 1,5 million d’euros du tournoi, n’a pas été divulguée.

Trois joueurs en ont profité pour officialiser leur venue sur l’Albatros : le Suédois Alex Noren, champion en titre, le Danois Thorbjorn Olesen, membre de la dernière équipe européenne de Ryder Cup, ainsi que son compatriote Thomas Bjorn, capitaine des troupes.

L’été dernier, l’Open de France a été lâché prématurément par le groupe chinois HNA, qui lui assurait un statut de Rolex Series et les 7 millions de dollars de dotation qui allaient avec.

Un choc British-JO

L’Andalucia Masters de Sergio Garcia, qui avait pris la place de l’épreuve française cette saison, se jouera du 30 avril au 3 mai. Le Trophée Hassan II et le Scandinavian Invitation se tiendront en juin. Le British Masters est reculé au 30 juillet – 2 août, soit à la même date que… les Jeux Olympiques de Tokyo. La Ryder Cup à Whistling Straits (Wisconsin) se tiendra du 25 au 27 septembre.

Pas de changement pour les Rolex Series que sont Abu Dhabi (16-19 janvier), Wentworth (10-13 septembre) et l’open d’Italie (8-11 octobre). Le triptyque de fin de saison, Turkish-Nedbank-Dubai, est maintenu.




Céline Boutier gagne sur le LPGA !

Céline Boutier signe une première victoire française sur le circuit américain LPGA depuis 16 ans !

Avec un total de -8, sur le parcours australien du Handa Vic Open, la Française Céline Boutier remporte une belle victoire ce dimanche matin. Elle devance l’Australienne Sarah Kemp de deux coups. À 25 ans, Céline Boutier succède à Patricia Meunier-Lebouc, dernière joueuse française à s’être imposée sur le Ladies PGA Tour, le circuit américain. C’était en… 2003 !

« Je rêvais de cette victoire depuis que j’ai commencé à jouer au golf, a commenté Céline Boutier, au moment de recevoir le trophée. Je suis très contente de la façon dont je me suis comportée. Je me suis battue jusqu’au bout. »

Débutante sur le circuit US en 2017, elle a disputé 25 tournois la saison dernière sur ce Ladies PGA Tour, pour 16 cuts franchis. Elle avait déjà gagné sur le circuit européen (Classic Bonville en Australie en 2018) et sur le Symetra Tour (seconde division US), mais cette victoire en Australie est une véritable consécration pour la Française.

Malgré une dernière carte moyenne ce dimanche (72), par rapport à la carte de 65 de l’Australienne Sarah Kemp, la carte de 69 de l’Anglaise Charlotte Thomas et celle de 66 de l’Espagnole Azahara Munoz, Céline Boutier a conservé néanmoins deux coups d’avance. À l’issue des quatre jours de compétition, Céline Boutier s’est montrée la plus régulière, sans journée noire (-3 jeudi, -1 vendredi, -3 samedi, par dimanche).

Avec une dotation à 1,1 million de dollars, ce Handa Vic Open n’est pas une des épreuves majeures du circuit américain. Mais il permet à sa lauréate de remporter la bagatelle de 165 000 dollars, et de lui faire quelques nouvelles places dans le classement mondial, où elle occupait la 123e place avant cette victoire.




Prof de club : drôle de métier ?

Je relaye aujourd’hui le coup de gueule d’un prof de golf, Thierry Abbas, sur l’avenir de la profession de prof de golf en France.

METEO : BASSES PRESSIONS

Le crépuscule de la Ryder Cup s’estompe peu à peu dans les nuages Anglo-saxons : que reste-t-il de cette merveilleuse fête du golf ?
Les pros français semblent marquer le pas sur les circuits internationaux.
Les équipes de France amateures ne rapportent plus de trophée.
Les performances individuelles des jeunes et de notre élite sont très nettement inférieures aux attentes les moins optimistes.
Les clubs privés, publics et commerciaux sont en grande difficulté pour recruter de nouveaux adeptes.
De moins en moins de jeunes sont attirés par notre discipline unique !!
Les écoles de golf dérivent sur un flot de technocratie fédérale.
Les pros des clubs ressentent un isolement grandissant au sein de leurs structures respectives.
Le rôle des ligues se noie dans un flou alimenté par la récente restructuration régionale et un relationnel local et régional digne des icebergs les plus froids.
Les pôles régionaux et nationaux sont un miroir aux alouettes d’une médiocrité affirmée.
Quelle direction sportive suggère la direction technique nationale, absente de tous les grands rendez vous pédagogiques et même sportifs ?
Cependant quelques initiatives pédagogiques permettent aux cadres sportifs de surseoir à une noyade annoncée. (3 journées consacrées à la biomécanique du swing, quelques rares journées de formation s’adressant aux responsables des clubs).

POURQUOI ?

Certes l’organisation de la Ryder Cup et le spectacle proposé ont été resplendissant malgré l’absence très dommageable d’un pro français dans l’équipe européenne.
J’ai 63 ans dont 42 ans d’expérience comme : joueur de tournois, comme enseignant, comme formateur, comme entraîneur national, comme organisateur d’épreuves et enfin comme président de PGA.
Le soleil se couche sur ma vie professionnelle exaltante et tellement remplie de rencontres et d’expériences enivrantes !
C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux témoigner de mon indignation sportive et pédagogique en constatant l’immobilité et le peu de créativité de nos structures fédérales et sportives !!
Nous portons tous, bien sûr, une forme de responsabilité des dérives que subit la pratique du golf dans notre pays !

LES CLUBS et la F.F.G

Cependant, les grands oubliés du système fédéral et ce, depuis la fin des années 90, sont les pros de clubs !!
N’oublions jamais que les premiers pas des jeunes et des moins jeunes se déroulent dans les clubs !!
La découverte du golf n’existe que grâce à l’énergie déployée par les enseignants qui animent, certes parfois maladroitement nos clubs français !!
Les futurs champions(es) ont ressenti leurs premiers émois sportifs dans nos clubs, formés et encouragés par des pros locaux !!
Les écoles de golf des clubs sont les viviers des pros de demain !
Et surtout, il faut noter que le pro d’un club est un GENERALISTE : il doit assurer : l’initiation, la formation individuelle et collective des membres et non-membres, l’animation de l’école des jeunes, l’entraînement des équipes, les conseils pour les compétitions de club et l’entretien du terrain et le coaching individuel des jeunes talents !!
Quant à l’activité spécifique des jeunes, Je m’étonne de la technocratie qui a envahi l’activité des « drapeaux » pâle imitation des « étoiles » au ski.
La « labellisation » des écoles de golf dictée par je ne sais quel expert a compliqué et perturbé un système qui commençait à faire ses preuves !
La direction technique nationale reste tellement éloignée des préoccupations sportives de ces structures en n’apparaissant que lors de la kermesse annuelle du championnat de France des jeunes.
Le livre « Le golf, un jeu d’enfants » édité fin des années 90 avait réussi à fédérer l’action d’un certain nombre d’enseignants en osant prescrire des priorités techniques et pédagogiques pour les jeunes.
Les « opens » forme d’évaluation des jeunes prometteurs avaient permis de fixer des objectifs techniques de progression adaptées aux exigences de la compétition pour nos jeunes !
Les entraîneurs nationaux se déplaçaient dans les ligues, afin de connaître les besoins et d’évaluer les actions de chacune des régions.
Aujourd’hui la DTN enfermée dans sa tour d’ivoire fédérale ne communique aucune priorité technique, aucune orientation sportive pour les jeunes en devenir.
Les formations obligatoires des pros sont organisées par la P.G.A. avec la bénédiction passive de la F.F.G.
Nombre d’aménagements ont été décidés en dépit du bon sens : Règlement des Opens, le droit de jeu fédéral pour les jeunes, les index, l’organisation du championnat de France des jeunes, des formations de moniteurs trop nombreuses et certaines bradées. etc…

UN AVENIR DE CONCERTATION

Je reviens d’Allemagne où j’ai pu constater une véritable organisation pédagogique nationale !!
Les milieu, amateur et professionnel, se côtoient avec une ambition commune, celle de produire un enseignement de qualité à tous les niveaux de performance !!
Ce sont les femmes et les hommes qui font la réussite d’un système et pas le système en lui-même !!
C’est la motivation et l’implication de ces individus au service d’un projet associé à un système cohérent qui permettent d’atteindre des objectifs de qualité !!
Cette motivation est dépendante de l’enthousiasme, bien sûr, de chacun(e) mais surtout de la planification claire d’objectifs sportifs et pédagogiques à la hauteur des capacités des intéressés !
Aujourd’hui, les passerelles permettant de gravir les échelons de la performance sont presque inexistantes pour nos meilleurs jeunes !
Heureusement quelques rares régions, dont l’Alsace et l’hyper compétent N.Subrin ont donné une image positive de ce qui pouvait se faire avec des budgets dérisoires !!
Prenons l’exemple d’un jeune performant à 11 ans, dans son club, progressant à 12-13 ans aidé par sa ligue, puis compétitif à 14 ans : IL VA OU APRES ???
Dans un pôle espoir dont les performances et l’organisation sont affligeantes ?
Dans une structure privée dont les tarifs sont prohibitifs ?
Dans son club et sa ligue dont les moyens sont limités et l’isolement sportif tellement pesant ?
Que devient la relation entraîneur-entraîné de ce jeune qui soudain, en cas de prise en charge fédérale, se voit attribué d’autres intervenants sans y avoir été préparé ?
Une solution serait de permettre aux entraîneurs des ligues d’accompagner les enseignants des clubs jusqu’à un certain seuil, puis de collaborer avec des entraîneurs nationaux à partir d’un nouveau seuil de performance, et ce, en liaison étroite avec le pro initial du jeune concerné (e)
Mais la première étape est d’élaborer un cahier des charges national précis, fixant les moyens techniques et physiques et psychologiques, les objectifs de progression, les priorités sportives pour l’ensemble des jeunes français.
Ce cahier des charges serait débattu en collaboration avec des pros de club performants et proposé à l’ensemble des clubs afin d’harmoniser l’action pédagogique et sportive des enseignants de clubs !!!
Il serait présenté lors d’un congrès national de l’enseignement ET pendant le championnat de France des jeunes.
Il en va de même pour les programmes des écoles des jeunes qui doit mettre en évidence les priorités de la formation des habiletés techniques et sportives nécessaires pour atteindre le haut niveau !!
Osons imaginer un le même type de projet pour une méthode Française d’enseignement que les pros de club pourraient appliquer afin de rendre notre enseignement attrayant et surtout homogène !!

FAIRE DECOUVRIR
FAIRE AIMER
FAIRE PROGRESSER
FAIRE PERFORMER
Que l’on est loin de ces principes enseignés à l’école fédérale de J.E LAFFITE !!!

EPILOGUE

A nous, professeurs des clubs de prendre conscience de l’importance de notre action auprès de TOUTES ET TOUS les joueurs (ses) quel que soit le niveau !!
Mais les instances dirigeantes se doivent de proposer un vrai projet d’enseignement national en attribuant à chacun des rôles précis et efficaces et en acceptant une vraie collaboration !

FORMER MOTIVER ACCOMPAGNER : telles devraient être les missions d’une fédération sportive responsable de son développement !
Bien sûr, la réussite ne peut être, ni immédiate, ni consensuelle à ses débuts, mais elle est susceptible de donner un élan décisif à note sport !

Les résistances seront nombreuses mais le mouvement doit impérativement être lancé pour proposer un vrai projet sportif à l’échelle de nos licenciés !!

NB : cette lettre a été envoyée par l’auteur à au président de la FF Golf, et à la PGA France.




Du rififi dans la petite balle blanche

Quelques semaines après Bernard Pascassio qui avait écrit une lettre dans laquelle il s’en prenait à l’European Tour suite au déplacement de l’Open de France dans le calendrier, c’est François Illouz, ancien cadre de la Fédération française de Golf en charge du haut niveau, qui en remet une couche dans sa lettre « Bonne année au Golf Français » publiée sur les réseaux sociaux et dans laquelle il évoque pêle-mêle la réussite de la Ryder Cup en France et son impact quasi nul, l’état du golf français de haut niveau et de manière générale, le faible développement du golf en France.

Il avait déjà mis les pieds dans le plat en 2016 en dénonçant les choix stratégiques de la Fédération en ce qui concerne le haut niveau et la formation des jeunes champions français.

Le président de la FFGolf, Jean-Lou Charon, et les membres du board de la Fédération en prennent pour leur grade. Le seul à passer entre les gouttes et à recevoir des lauriers est Pascal Grizot, l’artisan de la réussite de la Ryder Cup 2018, dont il vante les mérites de manière assez dithyrambiques.

Voici cette lettre :

BONNE ANNEE AU GOLF FRANÇAIS !

2018 restera dans la mémoire golfique française comme l’année d’une fantastique Ryder Cup parfaitement orchestrée au Golf National par Pascal Grizot. Missionné pour l’occasion, il était incontestablement l’homme de la situation à qui rien ne résiste lorsqu’il décide de prendre en mains un dossier qui le passionne. Qu’il soit ici une fois de plus remercié et souhaitons-lui, outre une parfaite santé, de s’envoler vers de belles nouvelles destinées dignes de lui.

L’aventure Ryder Cup souhaitée par Georges Barbaret lorsqu’il présidait aux destinées du golf français, si elle était enthousiasmante sur le papier, s’est révélée bien éphémère, comme l’auteur de ces lignes l’avait pressenti à l’époque, au risque assumé de passer pour un rabat-joie pessimiste.

Pourtant, il ne fallait pas être grand clerc pour savoir qu’organiser la Ryder Cup dans un pays qui compte 0,7 % de golfeurs au sein de sa population ne pouvait laisser l’héritage fantasmé.
C’est un peu comme si nous avions l’ambition d’organiser The Ashes au cricket ou le Super Bowl au football américain…

Il est un fait que le retour sur investissement ne pouvait pas être positif. Même si l’on peut trouver quelques motifs de satisfaction en cherchant bien, le grand dessein voulu par les initiateurs du projet qui évoquait le million de licenciés puis après une révision à la baisse, les 500.000 ne sera pas atteint et le golf conservera encore pour un moment l’étiquette de sport de nantis qui lui colle à la peau.

Il eût été à mon sens de meilleure stratégie d’investir massivement sur le sport pour hisser nos joueurs tricolores en nombre dans l’élite mondiale, comme l’ont fait les Suédois dans les années 80/90 avec les résultats que l’on connaît.

Une fois cet objectif atteint, opération qui prend environ une quinzaine d’années si tout se passe bien, il aurait été alors de bonne politique de soumettre, alors seulement, une candidature pour organiser la Ryder Cup. En mettant la charrue avant les bœufs, la légitimité de cette candidature est sérieusement mise en défaut par une population pour qui le golf est un sport réservé aux « imbéciles argentés ».

Il est en effet symptomatique de relever que l’image du golfeur en France est désastreuse :

Quel sport pratique l’inénarrable Patrick Abitbol dans le film « La vérité si je mens » cigare au bec ? Pas le foot, le basket, le hand ball, le vélo ou encore le tennis.

Quel sport le magistrat dépeint comme un pathétique idiot qui court sans succès après Sandrine Kimberlain, pratique-t-il dans le film d’Albert Dupontel « 9 mois ferme » ?

Où meurt Bernard Blier qui incarne un dirigeant d’entreprise puant, d’une balle en pleine tête dans le film « Le corps de mon ennemi » d’Henri Verneuil si ce n’est sur un golf ?

Le golf est considéré comme un loisir réservé à une caste sociale qui s’adonne à une distraction coûteuse que les gilets jaunes veulent mettre au pilori.

Tout le contraire de ce que ce sport est aux USA, en Grande Bretagne, dans les pays scandinaves, dans les pays du Commonwealth, à tel point que c’est le sport individuel le plus pratiqué au monde.

Mise à part la sacro-sainte « exception française », d’où vient donc le problème et surtout comment y remédier ?

Il est un fait que le golf a été développé en France au 19ème siècle, puis dans la première partie du 20ème siècle par des aristocrates (britanniques, puis français) ou des hommes d’affaires aisés comme en attestent les représentations des premiers présidents des golfs centenaires.

A cette époque, les golfs publics n’existaient pas.

Cette vision historique a malheureusement toujours la vie dure et c’est à la FFGolf dont c’est la mission, d’œuvrer dans le sens de la démocratisation de ce sport. Elle ne pourra résulter que d’une vraie vision et d’une volonté politique forte qui passera par une réforme de la structure fédérale associant davantage les golfs commerciaux.

Aucun des Présidents qui se sont succédés depuis les Présidents Guyot et Cartier auxquels il faut rendre hommage ici, n’a vraiment eu cette volonté.

Le résultat est celui qu’on connaît aujourd’hui :

– Le golf est un microcosme qui n’intéresse aucun des grands médias car il n’intéresse pas le grand public,
– La jeunesse n’a aucun champion emblématique auquel elle souhaite s’identifier,
– Les résultats sportifs médiocres – à une poignée d’exceptions près – sont à la hauteur des efforts qui y sont consacrés et ne font rêver personne.

Pour rappel, lors des derniers Championnats du monde Amateur en Irlande à l’automne 2018, occasion donnée aux professionnels de demain de se confronter, la France a terminé 20ème chez les Femmes à égalité avec le Paraguay, derrière le Mexique, la Suisse, la Norvège … et 38ème chez les Hommes derrière l’Islande, le Costa Rica, la Serbie, la Pologne et j’en passe et des plus tristes.

En quelques années de présidence de Jean-Lou Charon voulue par Georges Barbaret, nous sommes passés de la médaille d’or en 2010 et des podiums réguliers au tréfonds du classement mondial tant masculin que féminin.

A la fin de l’année 2018, le premier golfeur professionnel français pointe à la 96ème place du classement mondial.
Aucun joueur français n’évolue sur les tours américains.

Le Tour Européen peut à sa guise déplacer la date de l’Open de France dont il est l’organisateur au fin fond du calendrier européen, sans même consulter la FFGolf. Une rumeur digne de Golf Investigation circulerait même, selon laquelle ce tournoi pourrait se dérouler la nuit … Opportunité à ne pas manquer, répondraient certains responsables fédéraux lisses à souhait …

La dégringolade prédite a dépassé tous les pronostics les plus noirs.

Dans tout autre sport, le responsable en titre d’un tel fiasco en aurait tiré les conséquences. A tout le moins, quelqu’un de son entourage l’aurait suggéré. Mais comme le golf n’intéresse qu’une poignée de personnes, l’entre-soi peut primer impunément, à l’abri de toute vindicte de l’opinion publique.

La consolation est que lorsqu’on touche le fond, on ne peut que remonter … A condition d’avoir les bonnes personnes aux commandes et de prendre les bonnes décisions :

Jean-Lou Charon dont l’immobilisme est gravement coupable, devrait reconnaître son incapacité à être le leader dont le golf a besoin et céder la place.

Le Comité Directeur gagnerait à être renouvelé en invitant ses pensionnaires de plus de 75 ans ou ceux qui y siège depuis plus de 20 ans à se retirer.

Le budget devra être refondu pour consacrer les fonds nécessaires au développement du sport. Dans cette optique, des bourses mêlées de moyens financiers et humains sur plusieurs années devront être accordées à des jeunes désireux de faire carrière dans notre sport.

Des campagnes de sensibilisation devront être menées dans les zones difficiles sur tout le territoire, où il faudra que le golf se fasse une place.

Ceci devra se faire en étroite liaison avec les établissements scolaires, les communes, les collectivités et pourquoi pas, les fonds d’insertion.

Les écoles de golf devront être coordonnées par la DTN et en partie financées par la FFGolf.

Les Pôles devront être réduits en nombre. Des Clubs Performance en région, auxquels je suis très attaché depuis de nombreuses années, devront être identifiés et mis en place pour mailler le territoire et se situer à proximité des jeunes espoirs.

Ces clubs devront être dotés de structures d’entraînement comprenant a minima un practice sur herbe, des tapis de practice de bonne qualité, des balles également de bonne qualité (élément essentiel), des zones de petit jeu (chipping et bunkers) et deux putting greens également de qualité, l’un en herbe l’autre en synthétique.

La FFGolf devra consacrer des ressources pour aider à la mise en place de tels outils, en liaison avec le professionnel local et la PGA France.

Le programme aux USA devra être maintenu et prolongé par la mise en place d’un réel centre dans un endroit stratégique dont pourront bénéficier nos meilleurs espoirs féminins et masculins afin de les accompagner dans leur ascension des circuits US.

Les programmes internationaux devront être réactivés d’urgence pour aguerrir nos jeunes et l’appel aux compétences techniques devra être dynamisé et dépasser nos frontières, si nécessaire.

Ce n’est que par cette politique volontaire et courageuse que le golf aura, dans une perspective de 15 à 20 ans, la place qu’il mérite dans notre pays.

Alors souhaitons que 2019 soit l’année des changements indispensables pour le bien du golf français !

N’étant pas impliqué d’aucune manière que ce soit dans les instances dirigeantes du golf français à quelque échelle que ce soit, je suis ravi de voir que certaines personnes connaissant le golf beaucoup mieux que moi tiennent les mêmes discours que moi.

Si beaucoup en ce moment crient « Macron démission », moi je crie et je ne suis pas le seul « Grizot président!! »




L’Open de France rétrogradé

La nouvelle est tombée hier 29 octobre 2018, l’Open de France perd son statut de Rolex Series et est déplacé en octobre à compter de 2019 (17-20/10). La faute au retrait du sponsor principal, HNA, et de ce fait, de la baisse de la dotation qui ne peux plus être de 7 millions d’€. Celle-ci tomberait à moins de 3 Millions d’€!!

Auparavant coincé entre l’US et le British Open fin juin, le plus vieil open continental va donc investir la tournée automnale européenne, devenant l’avant-dernier tournoi de la saison régulière. Seul bémol, il sera précédé de l’Italian Open, tournoi à 7 millions de dollars.

Lâché par son sponsor chinois HNA, l’ODF quitte lui officiellement le cercle des Rolex Series. Pas de nouveau sponsor-titre pour le tournoi français, qui se contentera d’un rôle de seconds couteaux (entre 2 et 4 millions d’euros de dotation) en attendant des jours meilleurs. Cette nouvelle date apparaît néanmoins plus clémente, compte tenu de la tranquillité de cette période (tournée asiatique sur le PGA Tour, pas de Grand Chelem à proximité).

Cela fait le bonheur du tournoi d’Abu Dhabi (16-19 janvier) qui prend la place de Rolex Series de l’Open de France.

Cette très mauvaise nouvelle doit faire se poser les bonnes questions aux dirigeants de la Fédération française de Golf. Pourquoi et comment en est-on arrivé là? Cette décision de l’European Tour prouve néanmoins que quoi qu’en disent nos dirigeants et certains journalistes, la France du golf ne compte pas dans le microcosme golfique. Aucun joueur de top niveau dans les 50 meilleurs mondiaux, le meilleur joueur actuel, Alexander Lévy, incapable de passer le moindre cut en Majeur (enfin, dans ceux où il arrive à être qualifié).

L’effet Ryder Cup est retombé comme un soufflet 1 mois tout juste après. Il n’y a aucun effet Ryder Cup en France et il n’y en aura jamais. Nous l’avons eue grâce à un Pascal Grizot, vice-président de la FF Golf exceptionnel et tenace. Mais quid des autres membres de la fédé? Où est le président?

Nous sommes en retard sur tous les autres pays européens en matière de formation de jeunes joueurs dès qu’ils passent pro. On gagne des tonnes de titres en amateurs, mais dès le passage professionnel, il n’y a plus personne. Seules les filles surnagent, surtout celles qui ont le courage d’aller jouer sur le LPGA aux Etats-Unis.

Tout cela est bien dommage pour l’image du golf français dans le monde. J’espère que nos dirigeants vont vite se mettre au boulot pour redresser la barre.




France Télévisions provoque la colère de la FFGolf

Soutenons le président et le directeur général de la FFGolf contre les chaînes de télévision publiques qui se refusent à parler de golf sur leurs chaînes !

Christophe Muniesa regrette amèrement le désintérêt des chaînes généralistes gratuites autour de la Ryder Cup qui se disputera la semaine prochaine en France et qui sera retransmise uniquement par Canal+.

La démocratisation du golf en France ne passera pas par les chaînes publiques. Pour cette première Ryder Cup sur le sol français, France Télévisions ne s’est ainsi pas portée candidate à un rachat des droits de Canal+, seule détentrice des droits de diffusion. La chaîne cryptée qui retransmettra 100% de l’événement proposera également des plages de cinq heures en clair. Une première dans l’histoire golfique de la chaîne. Les non abonnés pourront ainsi voir 3h50 de direct le vendredi, 1h50 le samedi et 50 minutes le dimanche. S’ajouteront 1h30 de «highlights» en clair le vendredi, et 1h30 le samedi. Cette inédite fenêtre en clair est incontestablement un petit pas dans la promotion en France du sport individuel le plus pratiqué de la planète (82 millions).

Otage d’une guerre commerciale

Mais voir Tiger Woods et les autres stars du golf sur France Télévisions (TF1 ou M6) aurait eu forcément un impact plus fort. Ce que regrette fortement Christophe Muniesa, le Directeur général de la Fédération française de golf, auprès du Figaro: «Notre discipline est otage d’une guerre commerciale. Les médias comme TF1 ou France 2 se refusent de parler de golf car ils considèrent que c’est faire de la pub à Canal+ qui suit ce sport très activement depuis plusieurs années. Le golf se développe et a de nombreux adeptes en France. C’est une filière économique stable. Il serait salutaire que ces médias s’y intéressent. On est très fier que Canal+ diffuse en clair la Ryder Cup avec un dispositif hors norme. C’est la chaîne du golf en France. Avec une vraie expertise. L’amertume, c’est que France TV achète les droits TV des Jeux Olympiques et en cède une partie à titre onéreux à Canal+ pour les épreuves de golf notamment. Mais quand Canal+ achète la Ryder Cup, ça n’intéresse pas France TV de parler de l’événement. Ce sont des choix à questionner. A l’exception du groupe Radio France et de France Info qui parlent régulièrement de golf, c’est quand même hallucinant qu’il n’y ait presque jamais de sujets golf sur France Télévisions! En dix ans, y-a-t-il eu deux sujets traitant de golf dans stade 2? J’en doute.»

Le rôle du service public

Et Christophe Muniesa d’enfoncer le clou: «Avec la Ryder Cup, on n’a jamais autant parlé de golf en France. La présence de Woods est un formidable accélérateur. Tout le monde parle de cet événement, à l’exception de France Télévisions qui n’a pas encore évoqué le fait que l’on accueille cette épreuve chez nous. Ça ne devrait pas être le rôle du service public de véhiculer des clichés éculés sur le golf, encore considéré par certains comme un sport de riche.» Le message est passé.

Source : Le Figaro Sports




L’Open de France passe sous pavillon Chinois

Avec la bénédiction du Tour Européen, le groupe chinois HNA s’associe à l’Open de France et fera exploser sa dotation dès 2017 à hauteur de 7 M$.

Depuis le retrait d’Alstom comme sponsor principal, l’Open de France cherchait une alternative pour continuer d’exister. Devant la menace réelle de voir ce tournoi historique de l’European Tour disparaître, son président Keith Pelley a pris les choses en main et a signé un accord avec le groupe chinois HNA qui devient de ce fait sponsor principal de l’Open de France à compter de 2017.

La dotation fait elle aussi un bond de géant, pour passer de 3 à 7 M de $ (6,3 millions d’euros). Ce montant en fera le tournoi européen le mieux doté ce qui devrait permettre de faire venir les meilleurs joueurs du monde et qui sait, intégrer un jour le clan très fermé des WGC (World Golf Championship).

L’European Tour devient donc dès juillet 2017 le promoteur exclusif de l’Open de France, à la place de la joint-venture entre ASO et la FFG. Cette société associant les deux structures françaises fait aujourd’hui l’objet d’une discussion pour savoir laquelle des deux associés va la racheter. L’Open de France féminin devrait, lui, continuer à être organisé par Amaury Sport Organisation sur les fairways de Chantaco (Pays basque), tandis que le Paris Legends Championship (tournoi senior français) a son avenir pour trois années assuré avec la venue l’été dernier d’Alexis Sikorsky (Pitch & Play).

Tous les autres partenaires sont conviés à continuer leur partenariat avec le tournoi et la FFGolf. BMW et Rolex ont déjà donné leur accord. Lacoste en en train de discuter et Amundi pourrait faire jouer la clause de sorti.

Le groupe chinois HNA n’est pas un inconnu dans l’univers du golf. Début octobre, ce conglomérat qui a fait fortune en une vingtaine d’années autour de sa compagnie d’aviation, a racheté pour plus de 137 millions de dollars une dizaine de parcours de golf autour de Seattle (USA). L’intérêt des Chinois est directement lié à la position qu’occupe aujourd’hui la France sur l’échiquier mondial du golf, avec l’organisation de la prochaine édition de la Ryder Cup, prévue au Golf National en septembre 2018. Une compétition à l’audience exceptionnelle (750 millions de téléspectateurs) qui permet au golf français de se targuer d’être au centre de tous les intérêts de son sport lors des deux prochaines années. (info Figaro Golf)




Mise en place des départs avancés

departs-avances-250La Fédération française de Golf a mis en place récemment des départs avancés devant les boules rouges dans le cadre des travaux pour ouvrir le golf au plus grand nombre.

Ces départs avancés, matérialisés par des boules oranges et violettes, proposent aux joueurs de choisir le départ qui correspond à leur longueur de mise en jeu.  Voici l’article tiré du site de la FFGolf.

Si notre sport a l’avantage sur presque tous les autres, de proposer aux pratiquants une marge de progression importante, quelque soit leur âge lors de la phase de découverte et par la suite, il peut avoir aussi le « défaut » de décourager les meilleures volontés. Impossible d’ignorer aujourd’hui le fait que de nombreux golfeurs « loisir » sont en recherche d’une pratique décomplexée, ou le plaisir serait plus fort, plus immédiat, et les frustrations de l’apprentissage moins décourageantes.

Au tennis, on ne demande pas à un joueur qui découvre ce sport de remporter Roland-Garros dans l’année, ni à un cycliste de fraîche date, de grimper le Tourmalet pendant ses vacances !

Si l’on n’assouplit pas légèrement les objectifs que le joueur de golf peut raisonnablement se fixer, on va continuer à l’entraîner dans un défi peu réaliste, qu’il n’a que peu de chance de pouvoir relever – du moins dans les premières années de pratique –  et de ce fait, on peut s’attendre à le voir se décourager et abandonner le golf en cours de route, en disant : « Décidément, ce sport n’est pas pour moi ! » Et de se tourner vers des activités telles que la marche nordique ou la natation.

Pour remporter un gros challenge (un index, en l’occurrence), il est impératif pour le golfeur, de pouvoir traverser un certain nombre d’étapes et s’offrir ainsi le luxe d’être satisfait des progrès accomplis, après chaque franchissement d’obstacles.

Deux nouveaux départs : orange et violet

D’où l’idée – qui relève de la pure pédagogie – de créer deux départs avancés (devant les « boules » rouges), de sorte que chaque golfeur puisse jouer d’une marque correspondant à sa distance réelle de mise en jeu, telle une réponse préalable à ses aspirations :

–          « Jouer vite et mieux scorer ».
–          « Jouer avec des clubs plus courts vers les greens ».
–          « Putter plus souvent pour des par ou des birdies ».

En terminer (pour un temps) avec les croix, les balles perdues, et cette douloureuse impression qu’on aura beau faire : « On n’y arrivera jamais » !

Le dispositif permet à tous les golfeurs de jouer vite et de mieux scorer, en jouant avec des clubs plus courts vers les greens, en puttant plus souvent pour des pars ou des birdies.
Les clubs seront libres d’organiser leurs compétitions à partir de tous les départs sans distinction de sexe et de couleur de départ. Par exemple, marques rouges pour les dames et les messieurs non classés.

Evaluez votre distance au drive et choisissez votre marque de départ, avec deux nouveaux choix

Départs oranges

Ce départ est préconisé pour les joueurs dont la mise en jeu est inférieure à 120m.
Le parcours sera de +/- 2 700 mètres (base 18 trous) avec une possibilité de gestion de l’index de 54 à 36 pour les catégories jeunes et de 54 à 26,4 pour les autres catégories d’âges. 
La distance totale d’un parcours depuis les départs oranges correspond également à la distance recommandée pour la formation des plus jeunes et le passage des Drapeaux, et pour la catégorie U12 dans le cadre des Grands Prix Jeunes.

Départs violets

Ce départ est préconisé pour les joueurs dont la mise en jeu est entre 120 à 140 m.
Le parcours sera est de +/- 4 200 mètres (base 18 trous) avec possibilité d’une gestion d’index de 54 à 0 pour toutes les catégories d’âges.
La distance totale d’un parcours depuis les départs violets correspond aussi à la distance recommandée pour la catégorie U12 filles.

Et pour mieux vous évaluer,

Départs rouges = mise en jeu de 140 à 160 m
Départs bleu = mise en jeu de 160 à 180 m
Départs jaune = mise en jeu de 180 à 200 m
Départs blanc = mise en jeu > 200 m

A voir maintenant si tous les golfs vont jouer le jeu et proposer ces départs avancés et ensuite si cela permettra encore plus de démocratiser notre sport.