Golf et vins, le bon plan Varois

J’ai envie aujourd’hui de faire un petit tour dans le Var, à Brignoles, pour vous présenter un producteur de vin qui se trouve à quelques encablures du golf de Barbaroux, le Château Margillière.

J’ai découvert ce domaine viticole en mars 2013, lors de ma 1ère visite au golf de Barbaroux. Après mes 18 trous, j’avais envie d’un petit verre de rosé bien mérité. Le barman m’a proposé ce petit vin bien sympathique situé juste avant le golf. D’emblée, j’ai été emballé par son goût, sa fraicheur. Contrairement à beaucoup de rosés, il reste longtemps en bouche.

En sortant du golf, je me suis arrêté au domaine viticole. J’étais passé devant à l’aller mais le long de cette route il y a bien 7 à 8 domaines viticoles donc je n’y avais pas porté attention.
En traversant le petit pont qui enjambe un ruisseau millénaire et qui amène au bâtiment, j’étais déjà sous le charme de l’endroit. Une vielle magnanerie en pierre datant du 17ème siècle, restaurée depuis 1988, et dans laquelle un autel votif datant de l’époque romaine a été mis au jour lors des travaux, se dressait fièrement devant moi.

Une fois passé la porte vitrée de la magnifique baie vitrée, et une caresse donnée à Joséphine, la chatte de 13 ans du domaine, des tonneaux sur lesquels sont posées des bouteilles de rosé, de blanc, de rouge, servent de présentoirs. Les murs de pierre permettent de garder la fraicheur même si dehors c’est la canicule. Je m’annonce comme étant envoyé par le golf de Barbaroux et une grande dame charmante, avec un accent que je pense hollandais m’accueille et me propose de gouter quelques vins. Bastide et Hautes Terres sont les 2 cuvées principales.

Je goûte donc à nouveau le rosé, teste le blanc, que je trouve aussi excellent que le rosé. Je suis moins fan du rouge, mais généralement je suis plus blanc et rosé que rouge. Elle me fait visiter le bâtiment (je suis le seul client en ce milieu d’après midi), rez- de chaussée et 1er étage, et plus j’avance dans cette visite, plus je suis sous le charme de cette vieille bâtisse et des trésors qu’elle renferme.

Plus d’une heure plus tard, je repars avec le premier des nombreux cartons de 6 bouteilles de rosé que j’ai acheté depuis 6 ans.

Depuis, je me débrouille au moins une fois par an pour venir acheter du vin au Château Margillière, j’ai un compte à mon nom en tant que fidèle client. Et maintenant à chaque fois, je repars avec du rosé et du blanc, parfois des cubis de rosé, souvent aussi avec des 1/2 bouteilles de rosé pour ma mère. Toute la famille est devenue accro à ce rosé car quand je repars il y en a pour moi, mais aussi pour mes filles bien souvent.

Nouveautés 2019 : le site internet https://www.chateau-margilliere.com s’est doté d’un espace de vente en ligne. Je l’avais suggéré lors d’une de mes visites et la famille Bunan, vignerons à Bandol qui a rejoint l’activité du Château Margillière, l’a mis en ligne.

Enfin, et ce doit être le seul félin au monde à avoir ce privilège, Joséphine la vielle chatte du domaine a sa propre cuvée de vin rosé.

Vous voulez en savoir plus, allez visiter ce site (https://www.pikdo.one/tag/ChateauMargilliere) que j’ai trouvé par hasard, c’est un album photo dédié au Château Margillière.

 




Donald Trump serait le pire tricheur du monde

Les langues commencent à se délier au sujet de l’addiction du Président des USA pour le golf, Donald Trump, et surtout de sa propension à tricher en permanence.

Un adage dit que quand on passe 18 trous avec une personne, on connait mieux cette personne que si on avait passé 18 ans dans le même bureau. Pour Trump c’est pareil, et un livre qui sort demain 2 avril, « Comment le golf permet de comprendre Trump« , va nous apprendre toutes les facettes horribles de son attitude sur les parcours de golf.

Il triche quand personne ne regarde mais aussi quand tout le monde regarde », peut-on lire dans le Sunday Times, qui a publié quelques extraits du livre dans lequel apparaît le témoignage de plusieurs grands sportifs dont la championne Suzann Pettersen.
« Donald Trump triche comme Michael Phelps nage », ironise l’ancien Chroniqueur du Magazine « Sports Illustrated ». Le nageur américain Michael Phelps est le sportif le plus titré et le plus médaillé de l’histoire des Jeux olympiques.

6 autres personnalités accusent également Donald Trump de tricher comme le diable (voir ici).

À travers ces 257 pages, Rick Reilly dresse un état des lieux de toutes les largesses que s’autorise le président américain, avec qui il a déjà partagé le green. Donald Trump aurait notamment fait abattre des arbres pour lui faciliter la tâche. Il lui arrive aussi de rejouer des coups à chaque fois que cela ne lui convient pas ou de modifier ses scores.

 




Le Grand Trophée, 9ème édition

Focus aujourd’hui sur ce qui est en train de devenir une institution dans le petit monde golfique français, Le Grand Trophée. Ou quand votre swing vous fait jouer contre toute la France.

Avec le résultat de vos compétitions, participez au championnat en ligne sur www.legrandtrophee.com … et devenez champion amateur 2019 de votre série !

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 9 mars pour cette 9éme édition
Un incroyable trophée durant 6 mois, du 1er avril au 29 septembre 2019.
– Ouvert à tous les licenciés : débutant, confirmé, compétiteur !
– 100% plaisir : se joue dans tous les golfs de France homologués par la ffgolf,
– Gratifiant pour les golfeurs : des centaines de cadeaux à gagner au tirage au sort quels que soient les résultats : Green Fee, cours de golf, Champagne, séjours Hôtels&Préférence, séjours au Maroc avec Billets d’avion !
– Avec le soutien de la Fédération française de golf, le GT récupère les résultats de toutes vos compétitions,
– Clôturé par une finale nationale en octobre qui oppose les 25 meilleurs de chaque série (6) sur le parcours de l’Exclusiv Golf de Courson.

Comment ça marche :

1. Vous vous inscrivez sur www.legrandtrophee.com grâce à votre numéro de licence

Vous réglez le droit d’inscription de 49€ (41€ pour les moins de 18 ans) pour la participation aux frais d’organisation et de gestion du championnat sportif Le Grand Trophée. 44€ pour une réinscription (inscrit 2018) et 36€ pour les moins de 18 ans (inscrit 2018)

2. Vous jouez partout et quand vous voulez sur les 700 golfs homologués par la ffgolf

À partir du 1er avril 2019 (ou de votre date d’inscription) et durant 6 mois, toutes les compétitions en formule individuelle (stableford, stroke-play, contre-par) auxquelles vous participez en tant qu’inscrit au Grand Trophée, dans votre club ou sur tout autre golf homologué par la ffgolf, sont prises en compte. La ffgolf nous transmet les résultats des compétitions 4 fois par jour. Chaque partie en compétition vous rapporte des points (voir le barème de points 2019)

3. Vous suivez votre classement et les tirages au sort sur le site

A chaque fois que l’on récupère le résultat de votre compétition auprès de la ffgolf pour mettre à jour le classement et quel que soit le score de cette compétition, vous recevez un e-mail avec vos tickets pour participer aux tirages au sort de la semaine et du mois… vous pouvez gagner chaque semaine 1 des 26 lots , et ce pendant 26 semaines, et chaque mois 1 des 5 séjours et ce pendant 6 mois.

4. Vous pouvez vous qualifier pour la finale

Le mercredi 23 octobre 2019, c’est la finale du Grand Trophée*. Pour se qualifier à la finale il faut faire partie des 25 joueurs ayant le plus de points dans sa série. Lors de la finale, le vainqueur de chaque série sera élu Champion amateur 2019.

Les cadeaux à gagner chaque semaine et chaque mois.

Alors, faites comme moi et venez me défier sur Le Grand Trophée. J’y ai déjà gagné du parfum, des accessoires de golf et un cours avec un pro PGA France.




Prof de club : drôle de métier ?

Je relaye aujourd’hui le coup de gueule d’un prof de golf, Thierry Abbas, sur l’avenir de la profession de prof de golf en France.

METEO : BASSES PRESSIONS

Le crépuscule de la Ryder Cup s’estompe peu à peu dans les nuages Anglo-saxons : que reste-t-il de cette merveilleuse fête du golf ?
Les pros français semblent marquer le pas sur les circuits internationaux.
Les équipes de France amateures ne rapportent plus de trophée.
Les performances individuelles des jeunes et de notre élite sont très nettement inférieures aux attentes les moins optimistes.
Les clubs privés, publics et commerciaux sont en grande difficulté pour recruter de nouveaux adeptes.
De moins en moins de jeunes sont attirés par notre discipline unique !!
Les écoles de golf dérivent sur un flot de technocratie fédérale.
Les pros des clubs ressentent un isolement grandissant au sein de leurs structures respectives.
Le rôle des ligues se noie dans un flou alimenté par la récente restructuration régionale et un relationnel local et régional digne des icebergs les plus froids.
Les pôles régionaux et nationaux sont un miroir aux alouettes d’une médiocrité affirmée.
Quelle direction sportive suggère la direction technique nationale, absente de tous les grands rendez vous pédagogiques et même sportifs ?
Cependant quelques initiatives pédagogiques permettent aux cadres sportifs de surseoir à une noyade annoncée. (3 journées consacrées à la biomécanique du swing, quelques rares journées de formation s’adressant aux responsables des clubs).

POURQUOI ?

Certes l’organisation de la Ryder Cup et le spectacle proposé ont été resplendissant malgré l’absence très dommageable d’un pro français dans l’équipe européenne.
J’ai 63 ans dont 42 ans d’expérience comme : joueur de tournois, comme enseignant, comme formateur, comme entraîneur national, comme organisateur d’épreuves et enfin comme président de PGA.
Le soleil se couche sur ma vie professionnelle exaltante et tellement remplie de rencontres et d’expériences enivrantes !
C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux témoigner de mon indignation sportive et pédagogique en constatant l’immobilité et le peu de créativité de nos structures fédérales et sportives !!
Nous portons tous, bien sûr, une forme de responsabilité des dérives que subit la pratique du golf dans notre pays !

LES CLUBS et la F.F.G

Cependant, les grands oubliés du système fédéral et ce, depuis la fin des années 90, sont les pros de clubs !!
N’oublions jamais que les premiers pas des jeunes et des moins jeunes se déroulent dans les clubs !!
La découverte du golf n’existe que grâce à l’énergie déployée par les enseignants qui animent, certes parfois maladroitement nos clubs français !!
Les futurs champions(es) ont ressenti leurs premiers émois sportifs dans nos clubs, formés et encouragés par des pros locaux !!
Les écoles de golf des clubs sont les viviers des pros de demain !
Et surtout, il faut noter que le pro d’un club est un GENERALISTE : il doit assurer : l’initiation, la formation individuelle et collective des membres et non-membres, l’animation de l’école des jeunes, l’entraînement des équipes, les conseils pour les compétitions de club et l’entretien du terrain et le coaching individuel des jeunes talents !!
Quant à l’activité spécifique des jeunes, Je m’étonne de la technocratie qui a envahi l’activité des « drapeaux » pâle imitation des « étoiles » au ski.
La « labellisation » des écoles de golf dictée par je ne sais quel expert a compliqué et perturbé un système qui commençait à faire ses preuves !
La direction technique nationale reste tellement éloignée des préoccupations sportives de ces structures en n’apparaissant que lors de la kermesse annuelle du championnat de France des jeunes.
Le livre « Le golf, un jeu d’enfants » édité fin des années 90 avait réussi à fédérer l’action d’un certain nombre d’enseignants en osant prescrire des priorités techniques et pédagogiques pour les jeunes.
Les « opens » forme d’évaluation des jeunes prometteurs avaient permis de fixer des objectifs techniques de progression adaptées aux exigences de la compétition pour nos jeunes !
Les entraîneurs nationaux se déplaçaient dans les ligues, afin de connaître les besoins et d’évaluer les actions de chacune des régions.
Aujourd’hui la DTN enfermée dans sa tour d’ivoire fédérale ne communique aucune priorité technique, aucune orientation sportive pour les jeunes en devenir.
Les formations obligatoires des pros sont organisées par la P.G.A. avec la bénédiction passive de la F.F.G.
Nombre d’aménagements ont été décidés en dépit du bon sens : Règlement des Opens, le droit de jeu fédéral pour les jeunes, les index, l’organisation du championnat de France des jeunes, des formations de moniteurs trop nombreuses et certaines bradées. etc…

UN AVENIR DE CONCERTATION

Je reviens d’Allemagne où j’ai pu constater une véritable organisation pédagogique nationale !!
Les milieu, amateur et professionnel, se côtoient avec une ambition commune, celle de produire un enseignement de qualité à tous les niveaux de performance !!
Ce sont les femmes et les hommes qui font la réussite d’un système et pas le système en lui-même !!
C’est la motivation et l’implication de ces individus au service d’un projet associé à un système cohérent qui permettent d’atteindre des objectifs de qualité !!
Cette motivation est dépendante de l’enthousiasme, bien sûr, de chacun(e) mais surtout de la planification claire d’objectifs sportifs et pédagogiques à la hauteur des capacités des intéressés !
Aujourd’hui, les passerelles permettant de gravir les échelons de la performance sont presque inexistantes pour nos meilleurs jeunes !
Heureusement quelques rares régions, dont l’Alsace et l’hyper compétent N.Subrin ont donné une image positive de ce qui pouvait se faire avec des budgets dérisoires !!
Prenons l’exemple d’un jeune performant à 11 ans, dans son club, progressant à 12-13 ans aidé par sa ligue, puis compétitif à 14 ans : IL VA OU APRES ???
Dans un pôle espoir dont les performances et l’organisation sont affligeantes ?
Dans une structure privée dont les tarifs sont prohibitifs ?
Dans son club et sa ligue dont les moyens sont limités et l’isolement sportif tellement pesant ?
Que devient la relation entraîneur-entraîné de ce jeune qui soudain, en cas de prise en charge fédérale, se voit attribué d’autres intervenants sans y avoir été préparé ?
Une solution serait de permettre aux entraîneurs des ligues d’accompagner les enseignants des clubs jusqu’à un certain seuil, puis de collaborer avec des entraîneurs nationaux à partir d’un nouveau seuil de performance, et ce, en liaison étroite avec le pro initial du jeune concerné (e)
Mais la première étape est d’élaborer un cahier des charges national précis, fixant les moyens techniques et physiques et psychologiques, les objectifs de progression, les priorités sportives pour l’ensemble des jeunes français.
Ce cahier des charges serait débattu en collaboration avec des pros de club performants et proposé à l’ensemble des clubs afin d’harmoniser l’action pédagogique et sportive des enseignants de clubs !!!
Il serait présenté lors d’un congrès national de l’enseignement ET pendant le championnat de France des jeunes.
Il en va de même pour les programmes des écoles des jeunes qui doit mettre en évidence les priorités de la formation des habiletés techniques et sportives nécessaires pour atteindre le haut niveau !!
Osons imaginer un le même type de projet pour une méthode Française d’enseignement que les pros de club pourraient appliquer afin de rendre notre enseignement attrayant et surtout homogène !!

FAIRE DECOUVRIR
FAIRE AIMER
FAIRE PROGRESSER
FAIRE PERFORMER
Que l’on est loin de ces principes enseignés à l’école fédérale de J.E LAFFITE !!!

EPILOGUE

A nous, professeurs des clubs de prendre conscience de l’importance de notre action auprès de TOUTES ET TOUS les joueurs (ses) quel que soit le niveau !!
Mais les instances dirigeantes se doivent de proposer un vrai projet d’enseignement national en attribuant à chacun des rôles précis et efficaces et en acceptant une vraie collaboration !

FORMER MOTIVER ACCOMPAGNER : telles devraient être les missions d’une fédération sportive responsable de son développement !
Bien sûr, la réussite ne peut être, ni immédiate, ni consensuelle à ses débuts, mais elle est susceptible de donner un élan décisif à note sport !

Les résistances seront nombreuses mais le mouvement doit impérativement être lancé pour proposer un vrai projet sportif à l’échelle de nos licenciés !!

NB : cette lettre a été envoyée par l’auteur à au président de la FF Golf, et à la PGA France.




Du rififi dans la petite balle blanche

Quelques semaines après Bernard Pascassio qui avait écrit une lettre dans laquelle il s’en prenait à l’European Tour suite au déplacement de l’Open de France dans le calendrier, c’est François Illouz, ancien cadre de la Fédération française de Golf en charge du haut niveau, qui en remet une couche dans sa lettre « Bonne année au Golf Français » publiée sur les réseaux sociaux et dans laquelle il évoque pêle-mêle la réussite de la Ryder Cup en France et son impact quasi nul, l’état du golf français de haut niveau et de manière générale, le faible développement du golf en France.

Il avait déjà mis les pieds dans le plat en 2016 en dénonçant les choix stratégiques de la Fédération en ce qui concerne le haut niveau et la formation des jeunes champions français.

Le président de la FFGolf, Jean-Lou Charon, et les membres du board de la Fédération en prennent pour leur grade. Le seul à passer entre les gouttes et à recevoir des lauriers est Pascal Grizot, l’artisan de la réussite de la Ryder Cup 2018, dont il vante les mérites de manière assez dithyrambiques.

Voici cette lettre :

BONNE ANNEE AU GOLF FRANÇAIS !

2018 restera dans la mémoire golfique française comme l’année d’une fantastique Ryder Cup parfaitement orchestrée au Golf National par Pascal Grizot. Missionné pour l’occasion, il était incontestablement l’homme de la situation à qui rien ne résiste lorsqu’il décide de prendre en mains un dossier qui le passionne. Qu’il soit ici une fois de plus remercié et souhaitons-lui, outre une parfaite santé, de s’envoler vers de belles nouvelles destinées dignes de lui.

L’aventure Ryder Cup souhaitée par Georges Barbaret lorsqu’il présidait aux destinées du golf français, si elle était enthousiasmante sur le papier, s’est révélée bien éphémère, comme l’auteur de ces lignes l’avait pressenti à l’époque, au risque assumé de passer pour un rabat-joie pessimiste.

Pourtant, il ne fallait pas être grand clerc pour savoir qu’organiser la Ryder Cup dans un pays qui compte 0,7 % de golfeurs au sein de sa population ne pouvait laisser l’héritage fantasmé.
C’est un peu comme si nous avions l’ambition d’organiser The Ashes au cricket ou le Super Bowl au football américain…

Il est un fait que le retour sur investissement ne pouvait pas être positif. Même si l’on peut trouver quelques motifs de satisfaction en cherchant bien, le grand dessein voulu par les initiateurs du projet qui évoquait le million de licenciés puis après une révision à la baisse, les 500.000 ne sera pas atteint et le golf conservera encore pour un moment l’étiquette de sport de nantis qui lui colle à la peau.

Il eût été à mon sens de meilleure stratégie d’investir massivement sur le sport pour hisser nos joueurs tricolores en nombre dans l’élite mondiale, comme l’ont fait les Suédois dans les années 80/90 avec les résultats que l’on connaît.

Une fois cet objectif atteint, opération qui prend environ une quinzaine d’années si tout se passe bien, il aurait été alors de bonne politique de soumettre, alors seulement, une candidature pour organiser la Ryder Cup. En mettant la charrue avant les bœufs, la légitimité de cette candidature est sérieusement mise en défaut par une population pour qui le golf est un sport réservé aux « imbéciles argentés ».

Il est en effet symptomatique de relever que l’image du golfeur en France est désastreuse :

Quel sport pratique l’inénarrable Patrick Abitbol dans le film « La vérité si je mens » cigare au bec ? Pas le foot, le basket, le hand ball, le vélo ou encore le tennis.

Quel sport le magistrat dépeint comme un pathétique idiot qui court sans succès après Sandrine Kimberlain, pratique-t-il dans le film d’Albert Dupontel « 9 mois ferme » ?

Où meurt Bernard Blier qui incarne un dirigeant d’entreprise puant, d’une balle en pleine tête dans le film « Le corps de mon ennemi » d’Henri Verneuil si ce n’est sur un golf ?

Le golf est considéré comme un loisir réservé à une caste sociale qui s’adonne à une distraction coûteuse que les gilets jaunes veulent mettre au pilori.

Tout le contraire de ce que ce sport est aux USA, en Grande Bretagne, dans les pays scandinaves, dans les pays du Commonwealth, à tel point que c’est le sport individuel le plus pratiqué au monde.

Mise à part la sacro-sainte « exception française », d’où vient donc le problème et surtout comment y remédier ?

Il est un fait que le golf a été développé en France au 19ème siècle, puis dans la première partie du 20ème siècle par des aristocrates (britanniques, puis français) ou des hommes d’affaires aisés comme en attestent les représentations des premiers présidents des golfs centenaires.

A cette époque, les golfs publics n’existaient pas.

Cette vision historique a malheureusement toujours la vie dure et c’est à la FFGolf dont c’est la mission, d’œuvrer dans le sens de la démocratisation de ce sport. Elle ne pourra résulter que d’une vraie vision et d’une volonté politique forte qui passera par une réforme de la structure fédérale associant davantage les golfs commerciaux.

Aucun des Présidents qui se sont succédés depuis les Présidents Guyot et Cartier auxquels il faut rendre hommage ici, n’a vraiment eu cette volonté.

Le résultat est celui qu’on connaît aujourd’hui :

– Le golf est un microcosme qui n’intéresse aucun des grands médias car il n’intéresse pas le grand public,
– La jeunesse n’a aucun champion emblématique auquel elle souhaite s’identifier,
– Les résultats sportifs médiocres – à une poignée d’exceptions près – sont à la hauteur des efforts qui y sont consacrés et ne font rêver personne.

Pour rappel, lors des derniers Championnats du monde Amateur en Irlande à l’automne 2018, occasion donnée aux professionnels de demain de se confronter, la France a terminé 20ème chez les Femmes à égalité avec le Paraguay, derrière le Mexique, la Suisse, la Norvège … et 38ème chez les Hommes derrière l’Islande, le Costa Rica, la Serbie, la Pologne et j’en passe et des plus tristes.

En quelques années de présidence de Jean-Lou Charon voulue par Georges Barbaret, nous sommes passés de la médaille d’or en 2010 et des podiums réguliers au tréfonds du classement mondial tant masculin que féminin.

A la fin de l’année 2018, le premier golfeur professionnel français pointe à la 96ème place du classement mondial.
Aucun joueur français n’évolue sur les tours américains.

Le Tour Européen peut à sa guise déplacer la date de l’Open de France dont il est l’organisateur au fin fond du calendrier européen, sans même consulter la FFGolf. Une rumeur digne de Golf Investigation circulerait même, selon laquelle ce tournoi pourrait se dérouler la nuit … Opportunité à ne pas manquer, répondraient certains responsables fédéraux lisses à souhait …

La dégringolade prédite a dépassé tous les pronostics les plus noirs.

Dans tout autre sport, le responsable en titre d’un tel fiasco en aurait tiré les conséquences. A tout le moins, quelqu’un de son entourage l’aurait suggéré. Mais comme le golf n’intéresse qu’une poignée de personnes, l’entre-soi peut primer impunément, à l’abri de toute vindicte de l’opinion publique.

La consolation est que lorsqu’on touche le fond, on ne peut que remonter … A condition d’avoir les bonnes personnes aux commandes et de prendre les bonnes décisions :

Jean-Lou Charon dont l’immobilisme est gravement coupable, devrait reconnaître son incapacité à être le leader dont le golf a besoin et céder la place.

Le Comité Directeur gagnerait à être renouvelé en invitant ses pensionnaires de plus de 75 ans ou ceux qui y siège depuis plus de 20 ans à se retirer.

Le budget devra être refondu pour consacrer les fonds nécessaires au développement du sport. Dans cette optique, des bourses mêlées de moyens financiers et humains sur plusieurs années devront être accordées à des jeunes désireux de faire carrière dans notre sport.

Des campagnes de sensibilisation devront être menées dans les zones difficiles sur tout le territoire, où il faudra que le golf se fasse une place.

Ceci devra se faire en étroite liaison avec les établissements scolaires, les communes, les collectivités et pourquoi pas, les fonds d’insertion.

Les écoles de golf devront être coordonnées par la DTN et en partie financées par la FFGolf.

Les Pôles devront être réduits en nombre. Des Clubs Performance en région, auxquels je suis très attaché depuis de nombreuses années, devront être identifiés et mis en place pour mailler le territoire et se situer à proximité des jeunes espoirs.

Ces clubs devront être dotés de structures d’entraînement comprenant a minima un practice sur herbe, des tapis de practice de bonne qualité, des balles également de bonne qualité (élément essentiel), des zones de petit jeu (chipping et bunkers) et deux putting greens également de qualité, l’un en herbe l’autre en synthétique.

La FFGolf devra consacrer des ressources pour aider à la mise en place de tels outils, en liaison avec le professionnel local et la PGA France.

Le programme aux USA devra être maintenu et prolongé par la mise en place d’un réel centre dans un endroit stratégique dont pourront bénéficier nos meilleurs espoirs féminins et masculins afin de les accompagner dans leur ascension des circuits US.

Les programmes internationaux devront être réactivés d’urgence pour aguerrir nos jeunes et l’appel aux compétences techniques devra être dynamisé et dépasser nos frontières, si nécessaire.

Ce n’est que par cette politique volontaire et courageuse que le golf aura, dans une perspective de 15 à 20 ans, la place qu’il mérite dans notre pays.

Alors souhaitons que 2019 soit l’année des changements indispensables pour le bien du golf français !

N’étant pas impliqué d’aucune manière que ce soit dans les instances dirigeantes du golf français à quelque échelle que ce soit, je suis ravi de voir que certaines personnes connaissant le golf beaucoup mieux que moi tiennent les mêmes discours que moi.

Si beaucoup en ce moment crient « Macron démission », moi je crie et je ne suis pas le seul « Grizot président!! »




Bilan de la saison 2018

Comme tous les ans, petit bilan de la saison 2018 qui vient de s’achever entre changement de clubs et changement de golf.

Les chiffres tout d’abord.

2018 fut une année pleine contrairement à 2017 qui avait été amputée de quelques mois suite à mon opération de la main. A part une grosse blessure au dos début juin qui a traîné un bon mois 1/2 (sciatique à bascule), j’ai joué toute l’année.

J’ai joué 128 parties de golf, ce qui fait une partie tous les 2.8 jours. Comme Donald Trump loool. J’ai rentré la balle dans 2109 trous (il y a eu des parcours incomplets (canicule, pluie, fatigue)).

J’ai fait 10 compétitions en individuel et 10 en double.

Bilan sportif.

J’ai attaqué ma saison au golf de Seyssins en étant 10,4 d’index. J’ai profité de l’hiver pour changer ma série de fers, pour prendre des fers Srixon shaft graphite Recoil F3 moins traumatisants pour mes bras. Une petite remontée à 10,5 en avril par la faute du directeur du golf, et hop j’ai attaqué la descente d’index à Charmeil fin avril en jouant 6. résultat l’index est descendu à 9,3. Ayant décidé de ne plus jouer en compétition à Seyssins que je devais quitter le 1er juin pour Charmeil, je n’ai joué que l’Open Solid’Aix à Aix les Bains et un match inter-entreprise à La Sorelle pour remonter à 9,5 entre fin avril et fin mai (à part un scramble a 2 avec ma chérie pour faire plaisir aux organisateurs).

Arrivé comme abonné à Charmeil, je suis de suite redescendu à 8.9 lors du Trophée BMW (2ème Net de la compétition en jouant 5). Et là, paf! la blessure le lendemain pendant 1 mois 1/2. Adieu le dernier match de championnat avec l’AS Police, adieu la Golfy Cup et les Estivales de l’été de Charmeil.

Retour en compétition fin juillet, sans préparation ni entrainement, puis le Trophée Canal+ à Aix les Bains (que je ne referai plus) pour un index remonté à 9,1. 1 semaine de vacances en Espagne m’a reboosté et permis de travailler dans de très bonnes conditions. La Coupe Mercedes début septembre ne se passait pas très bien (9,2), mais fin septembre avec les Délices du Sommelier de mon ami Nicolas Santi me permettait en jouant 9 de redescendre à 9,0 (8,8 si un SSJ de m… ne m’avait pas enlevé 1 pt de stableford). La dernière compétition individuelle (So Cup) ne comptait pas pour cause de mauvaises conditions de jeu durant 6 trous (brouillard).

J’ai fait un stage avec mon ami Guillaume Grampayre (Séjour Golf Tour) en Espagne fin octobre qui m’a permis de travailler quelques points essentiels du long jeu et au putting. Et durant ce stage, j’ai réalisé mon 1er Trou en 1!! Champagne !!

Je ne me fixe pas d’objectifs pour 2019 mais j’aimerais bien descendre encore un peu mon index. Le seul vrai objectif est de m’amuser et de réussir à gérer certains moments de frustration lorsque les parties sont lentes.

Rendez-vous début 2020 pour le bilan de 2019 🙂




Voeux 2019

Je vous présente mes meilleurs voeux pour l’année 2019 qui commence. Que tous vos souhaits se réalisent mais surtout Santé, Bonheur et plein de birdies et de belles parties de golf.




Lettre ouverte de Bernard Pascassio à Keith Pelley

Le changement de date de l’Open de France décidé par le board de l’European Tour a fait réagir un de nos golfeurs les plus célèbres, Mr Bernard Pascassio, sommité du golf en France. L’ancien patron de l’Open de France a écrit une lettre à Keith Pelley, directeur de l’European Tour dans les colonnes du Journal du Golf. Je ne résiste pas au plaisir d’en faire l’écho.

Monsieur Keith Pelley, je veux comprendre !

Comment peut-on prétendre modifier la date de l’open de France qui passerait, dès 2019, de juin à octobre pour laisser la place à l’open de Valderrama qui passerait, lui, d’octobre à juin ?

Savez-vous que de nombreux organisateurs, Golf Européen, Promogolf, ASO, pour ne citer que les plus récents, et moi-même pendant dix-huit ans, avons travaillé d’arrache-pied pour bâtir, au fil des ans, une grande épreuve, l’open de France ?

Savez-vous combien d’efforts et d’argent la Fédération française de golf a investi et combien de temps ses licenciés ont consacré gracieusement pour en faire un succès ?

Savez-vous que c’est ce succès qui a conduit le Golf National, théâtre de l’open de France, à être choisi pour accueillir la Ryder Cup avec la réussite exceptionnelle que chacun connaît et devant les yeux de milliards de téléspectateurs ?

Et vous, vous souvenez-vous des promesses de développer l’open de France grâce à des promoteurs chinois ? Qu’en est-il advenu aujourd’hui ? Rien, puisque bien loin d’aider à la promotion de cette compétition, vous la reléguez à la fin de l’automne.

Je veux comprendre !

Car, soit on se moque du monde, et notamment des licenciés français et de tous les bénévoles qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour la réussite de ce splendide événement, soit on ne nous dit pas tout.

Se pourrait-il qu’en octobre il fasse moins beau à Valderrama qu’à Paris ? Et quand bien même, serait-ce à l’open de France d’en payer le prix ?

Ou se pourrait-il qu’un grand nom ibère du circuit trouve auprès du PGA EUROPEAN TOUR une écoute infiniment plus attentive que la Fédération française de golf ?

Se pourrait-il qu’une fois encaissées les juteuses recettes de la Ryder Cup, le PGA EUROPEAN TOUR jette l’open de France comme une bourse vide ?

Chers collègues professionnels, vous rendez-vous compte du péril qui menace à terme notre association si de telles décisions sont prises sans que leurs auteurs daignent les justifier, voire même, nous donner la moindre explication ?

Aujourd’hui, une des plus prestigieuses compétitions de golf de l’histoire européenne, avec plus d’un siècle d’histoire derrière elle, pourrait être reléguée aux oubliettes du calendrier par le simple fait du prince. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Je veux comprendre, nous voulons tous comprendre.

Alors expliquez-moi, Monsieur Pelley, à moi, aux membres du PGA EUROPEAN TOUR, au golf français et à tous les golfeurs.

Merci.

Bernard Pascassio, Membre du PGA European Tour depuis plus de quarante ans

Pascal Grizot, vice-président de la Fédération française de Golf, a aussi réagi dans l’Equipe en estimant s’être fait avoir par le Tour Européen et Keith Pelley.


Sources : L’Equipe – Le Journal du Golf.