Histoire de la Ryder Cup, compétition légendaire (2)

Suite de l’histoire de la Ryder Cup.

Avant que ne se joue du 28 au 30 septembre prochain au Golf National la Ryder Cup, revenons un peu sur son histoire, et ce qui en fait le 4ème évènement le plus médiatisé au monde après les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde de football et le Tour de France.

2. L’évolution mondiale

Un format particulier et indémodable

Au fil du temps, la Ryder Cup s’est ouverte au monde. Jusqu’en 1971, les matches se déroulaient uniquement entre l’équipe des États-Unis et l’équipe de Grande-Bretagne. En 1973, l’équipe britannique associe des Irlandais. Il faut attendre 1979 pour que l’ensemble des golfeurs européens puissent intégrer la formation. Une manière de rendre l’épreuve plus compétitive. L’édition 2001, qui devait avoir lieu après les événements du 11 septembre, oblige les organisateurs à reporter l’événement d’une année. Depuis cette date, la compétition, qui avait lieu historiquement les années impaires, se déroule les années paires.

Si la compétition a évolué, la formule elle n’a guère changé. Pendant trois jours, du vendredi au dimanche, les douze meilleurs golfeurs de chaque camp s’affrontent avec pour seul objectif de soulever le précieux sésame. Les deux premières journées sont consacrées aux matches en duos, avec une session de quatre matches en foursome (les deux joueurs, habillé d’une même tenue sans sponsor, jouent alternativement la même balle) et en fourball (chaque joueur joue sa propre balle). La dernière journée est réservée aux 12 matches en simple. La première équipe à atteindre le score de 14 points et demi est déclarée gagnante. Chaque duel rapporte un point au vainqueur, un demi-point pour chaque joueur en cas d’égalité. Si la Ryder Cup se termine à égalité 14-14, c’est l’équipe tenante du titre – les États-Unis en 2016 – qui repart avec le trophée.

Une disette américaine en Europe

Elles sont loin les années où la Ryder Cup était la propriété exclusive des États-Unis. Après un long passage à vide, l’équipe européenne a retrouvé des couleurs au début des années 90 avant de faire main basse sur le trophée à l’aube du XXIe siècle. Cela s’est traduit par une première série de victoires en 2002, 2004 et 2006 puis une nouvelle série en 2010, 2012 et 2014. Une domination encore plus flagrante sur le Vieux Continent. Pour voir une victoire américaine sur le sol européen, il faut remonter à 1993 au Belfry de Wishaw, au Royaume-Uni. Une hégémonie que les États-Unis entendent bien mettre à mal cette année sur les greens tricolores.

Source : LCI




Histoire de la Ryder Cup, compétition légendaire (1)

Avant que ne se joue du 28 au 30 septembre prochain au Golf National la 42ème Ryder Cup, revenons un peu sur son histoire, et ce qui en fait le 4ème évènement le plus médiatisé au monde après les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde de football et le Tour de France.

1. La Génèse

La Ryder Cup est au golf ce que la Coupe du monde est au football. C’est simple, il n’existe rien de comparable pour les amoureux de la petite balle blanche. Avec le Mondial de football, les Jeux olympiques et le Tour de France, la compétition, fondée par Samuel Ryder en 1927, fait figure de monument dans le paysage sportif. Tous les deux ans, chaque édition mobilise plus de 250.000 spectateurs et 750 millions de téléspectateurs à travers la planète. Ce qui en fait l’un des événements les plus regardés au monde. Du 28 au 30 septembre, fait exceptionnel, la Ryder Cup se jouera en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines, en Île-de-France.

Du vendredi au dimanche, le Golf national, l’écrin de la Fédération française de golf où se joue chaque année l’Open de France, va accueillir pour la première fois cet événement démesuré et sans pareil. La 42e édition de l’épreuve-phare du golf va mettre aux prises les 24 meilleurs joueurs d’Europe et des États-Unis, repartis en deux équipes de 12 golfeurs. À quelques jours des premiers coups de clubs, LCI revient sur l’histoire de cette compétition hors norme.

Samuel Ryder, le mécène du golf

La Ryder Cup trouve son origine dans la passion d’un homme, philanthrope dans l’âme, Samuel Ryder. Né en 1858, cet Anglais est le précurseur de la vente par correspondance. Fan de cricket qu’il pratique avec assiduité, l’entrepreneur âgé de 50 ans se tourne vers une autre activité en plein air, le golf, pour des raisons médicales. Le sujet de sa Majesté, désireux de perfectionner sa technique, engage un joueur professionnel, Abe Mitchell, qui lui donne des leçons privées. À son contact, il découvre la vie des golfeurs de l’époque, mal payés et peu considérés. Pour la suite, il fera du développement de la discipline une obsession permanente.

En 1926, le promoteur Ryder met sur pied un match d’exhibition entre deux équipes professionnelles, une formation américaine et une autre britannique, sur le parcours du Wenworth Club au Royaume-Uni. Mais en raison d’une grève générale, la moitié des Américains ne peuvent pas se rendre sur le lieu-dit. Les fidèles de l’Oncle Sam se présent tout de même sur le green avec une équipe loin d’être au niveau. Sans grande surprise, les États-Unis s’inclinent lourdement. À la demande de l’Association américaine des golfeurs professionnels (PGA), l’édition 1926 est finalement jugée caduque et n’est pas prise en compte.

Emballé par ce coup d’essai, Samuel Ryder rêve de démocratiser l’événement qu’il a aidé à créer. Il fait réaliser un trophée en or par Mappin and Webb, estimé à 300 livres qu’il prévoit de remettre aux vainqueurs l’année suivante. Il s’agit d’une coupe de 14 carats à la forme fine et singulière, surmontée de la figure d’un golfeur dont la silhouette est fortement inspirée d’Abe Mitchell, le professeur de golf de l’homme d’affaires anglais. En 1927, trop malade pour voyager, il ne peut assister à la première édition de la Ryder Cup, joué aux États-Unis, au Worcester Country Club. Il va patienter jusqu’en 1929 pour voir de ses propre yeux ce qu’il a accompli.

(… A suivre)

Source : LCI




Pourquoi les balles de golf ont-elles des alvéoles ?

Un petit peu d’histoire et d’aérodynamique. Pourquoi les balles de golf ont-elles des alvéoles?

Un peu d’histoire

Le golf, tel que nous le connaissons actuellement, est apparu en Ecosse au début du XVe siècle. Les balles étaient alors faites en bois. Je vous laisse imaginer la difficulté pour les frapper. De plus elles se cassaient facilement, même si on utilisait les bois les plus durs.
En 1750, elles sont remplacées par de petites poches en cuirs ou en toile, remplies de plumes d’oie et recouverte de peinture, appelées les featheries ou plumeuses. On était certain qu’il fallait obtenir la balle la plus lisse possible pour l’envoyer loin. C’est pourquoi on retournait le cuir pour que les coutures soient à l’intérieur de la balle. Cette dernière était ensuite séchée, huilée et peinte. Le golf était alors un sport réservé à quelques privilégiés à cause du prix élevé des balles, en raison d’un processus de fabrication complexe.
En 1850, les plumeuses laissent leur place aux balles gutta-percha (= gomme issue du latex provenant d’arbres de Malaisie) inventées par le physicien Robert Adams Paterson et dont le prix était beaucoup plus abordable.
Au bout d’un certain temps, les joueurs se sont aperçus que les vieilles balles avec des trous allaient plus loin que les balles neuves. Aucune explication, jusqu’en 1883. Cette année-là, Osborne Reynolds, un ingénieur anglais spécialiste de l’hydrodynamique trouve un nombre qui porte son nom et qui caractérise les écoulements. Mais nous y reviendrons plus tard.
La balle gutty-percha, créée par le révérend Robert Adams Patterson en 1848, devint la norme. Cette boule était fabriquée à partir de la sève prélevée sur le Sapodilla de Malaisie, également connu sous le nom de Gutta. Cette balle a provoqué une nouvelle ère pour les golfeurs en raison de la façon dont il pourrait être moulé dans une forme de sphère beaucoup plus parfaite qu’une balle plumeuse ou une balle en bois. Sa sensation caoutchouteuse a également considérablement amélioré la durabilité. Bientôt, on a découvert que ces balles fonctionnaient beaucoup plus efficacement après avoir été entaillées et battues (ou « brisées ») pendant un certain temps. Ceci, à son tour, a conduit les fabricants à indenter intentionnellement les surfaces de leurs balles pour améliorer les performances. Les motifs des boules qui en résultèrent cédèrent la place au nom de «ronces» car ils ressemblaient à des fruits de ronce.
Puis vint la balle en caoutchouc. Coburn Haskell et Bertram Work sont les deux personnes créditées du dernier changement majeur dans la conception de balles de golf en 1898. Les deux se réunissaient réellement pour jouer un jeu quand l’idée a été accidentellement survenue par Haskell qui avait cherché à passer le temps en liquidant un peu de fil de caoutchouc pour former une balle pendant qu’il attendait son partenaire de jeu. Il a rebondi sa balle sur le sol et a remarqué qu’il remontait plus haut que prévu. Il a montré sa balle à Work qui a alors recommandé de mettre une couverture rigide sur le dessus du caoutchouc enroulé pour l’empêcher de s’effilocher. Le matériau choisi pour la couverture était balata; un fluide un peu visqueux qui pourrait être pris de l’arbre balata et durcie en une couverture pour le ballon.
Enfin, la balle en plastique telle qu’on la connait de nos jours. L’avancement final des balles de golf n’a pas impliqué un changement radical dans la conception, mais une avancée majeure dans les matériaux utilisés. Surlyne est devenu le nouveau standard pour les coquilles extérieures des balles grâce à EI du Pont de Nemours et compagnie dans les années 1960. D’autres matériaux qui sont venus à être utilisés dans le monde du golf étaient principalement des mélanges d’uréthane. Comme avec tous les produits modernes, la technologie a pris racine et la gamme de balles de golf, les styles et les types disponibles aujourd’hui est écrasante et toujours plus large. Les progrès de la technologie se sont produits si rapidement avec la balle moderne que les joueurs plus âgés se sont plaints que le développement est allé trop loin avec la balle de golf en constante évolution.

Un peu d’aérodynamique

En 1883 donc, Osborne Reynolds, un ingénieur anglais spécialiste de l’hydrodynamique trouve un nombre qui porte son nom et qui caractérise les écoulements. Et alors?

Lorsque vous lancez une balle, celle-ci est soumise à deux forces de frottement : la friction de l’air à la paroi, là où la balle pénètre l’air, et la dissipation d’énergie dans le sillage de la balle. Or, c’est de ce sillage que dépend l’aérodynamisme. Plus il est fin, et moins la balle sera freinée.

Normalement, le sillage est laminaire, c’est-à-dire qu’il contourne la balle en épousant sa forme. Mais au-delà d’un certain seuil, appelé nombre de Reynolds (Re), il devient brusquement turbulent : le sillage « décolle » de la balle, apportant un surplus d’énergie. Grâce à cette énergie, le sillage turbulent reste plus longtemps attaché à la balle, et réduit donc le frottement.

Pour lancer la balle le plus loin possible, il faut donc réduire la valeur du nombre de Reynolds. C’est justement le cas des balles alvéolées. Pour une même vitesse, cette dernière « accroche » l’air et subit donc moins de frottements qu’une balle lisse.

Des balles très spéciales…

Les balles alvéolées vont plus loin, mais elles favorisent aussi les effets liftés.

Aujourd’hui, la plupart des balles de golf possèdent entre 300 et 600 alvéoles de forme circulaire, ce qui permet à certains golfeurs de réaliser des drives de plus de 200 mètres. Le record du monde est détenu par l’américain Michael Austin. Lors de l’Open National des Vétérans, disputé à Las Vegas en 1974, il réalisa un drive de 471 mètres!

Si le poids et le diamètre d’une balle de golf sont très réglementés (46 g pour 42,6 mm), ce n’est pas le cas pour la forme des alvéoles.

Plusieurs expériences ont été menées sur les formes des alvéoles. A l’heure actuelle, elles sont rondes, mais d’après les chercheurs, des alvéoles hexagonales réduiraient encore le nombre de Reynolds.

Mais ce n’est pas tout : les balles rugueuses sont meilleures pour les effets liftés (car elles favorisent l’asymétrie de l’écoulement de l’air autour de la balle). Ces derniers, très utiles pour impressionner vos adversaires au tennis ou marquer des coups-francs au foot, sont plutôt indésirables quand vous cherchez à mettre votre petite balle au fond d’un trou.

Certains joueurs ont donc tenté d’inventer des balles lisses avec une simple bande alvéolée au milieu, qui réduit les déviations de la balle. Réponse de la très officielle Association des golfeurs des Etats-Unis (USGA) : cette balle « réduit les compétences nécessaires pour jouer au golf et menace l’intégrité du jeu ». Un nouvel article a donc été ajouté dans le règlement : « la balle doit avoir des propriétés aérodynamiques et une force d’inertie égale dans n’importe quel axe ». Même sans ces balles truquées, les meilleurs golfeurs arrivent à faire des « long drive » de 250 m. Pas mal !

Alors la prochaine fois que vous avez sous les yeux une balle de golf, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil !




Comment le golf s’est-il démocratisé ?

Dans ma jeunesse, le golf était considéré comme un sport d’élite. C’était une activité réservée aux riches bourgeois qui passaient leurs dimanches sur les terrains à bord des petites voiturettes électriques suivis de boys qui portaient les clubs.
Mais depuis, le monde a évolué et le regard sur ce sport a complètement changé au cours des vingt dernières années. Il s’est largement démocratisé et connaît un franc succès auprès du public. J’ai pensé qu’il serait intéressant d’analyser les raisons de ce succès.

La notoriété des joueurs professionnels

Auparavant, les joueurs professionnels de golf, bien que très performants, n’avaient pas la même aura et la même reconnaissance que les autres athlètes dans des disciplines comme le football, le tennis ou le cyclisme. Le golf avait l’image d’un sport pratiqué uniquement par une caste de privilégiés. Les golfeurs pros étaient assez discrets et n’utilisaient pas les nouvelles technologies pour promouvoir leur entraînement et leur style de vie. De plus, les retransmissions étaient considérées comme « ennuyeuses » par la plupart des téléspectateurs.
Puis Tiger Woods est arrivé et tout a changé. Il a su bousculer les codes et donner une image différente de la discipline. Il a largement prouvé que pour réussir il fallait un entraînement à la dure, un régime alimentaire strict et une certaine éthique de vie (on oublie ses frasques sentimentales !). Tiger a inspiré d’autres golfeurs professionnels qui ont compris que ce sport devait prendre une tournure plus athlétique et ne pas être cantonné à une élite oisive se retrouvant au  » country club  » du coin.
D’autres sportifs provenant d’autres disciplines, ainsi que des célébrités, se sont aussi mises au golf, le rendant de plus en plus populaire. Bien que ce sport ne soit pas  » donné  » à tout le monde, on reconnaît désormais sa valeur et son caractère athlétique.
La popularité de Woods a largement contribué à rendre ce sport accessible. Les tournois internationaux sont à présent diffusés à la télévision non seulement sur des chaînes spécialisées mais aussi sur celles à plus grande audience comme Canal+ Sport en France. Il existe maintenant des centaines de sites sur le web qui traitent du sujet sous toutes ses coutures. L’intérêt qu’il engendre n’a cessé de croître à tel point qu’il est possible depuis plusieurs années de parier sur les tournois sur les différentes plateformes de paris en ligne tel que Betway.

Le golf devenu populaire auprès des jeunes et des retraités

Au cours de la dernière décennie le golf a su conquérir le cœur des adolescents et des retraités. Les premiers, surtout les jeunes de 17 ans et moins, y ont pris goût, sans doute influencés par Tiger Woods et les jeux vidéo disponibles sur Playstation ou Xbox. Les seconds, ayant retrouvé du temps libre, profitent de la multiplication des parcours de par le monde pour combiner leur passion avec les voyages.

La percée des nouvelles technologies

Les nouvelles technologies ont permis de faciliter l’apprentissage de la discipline, la rendant ainsi plus divertissante. Contrairement au passé, il est plus facile d’apprendre à golfer et réussir de bons swings sans trop  » ramer « . Les progrès réalisés dans les matériaux qui composent les clubs et la balle permettent à l’amateur de porter des coups plus longs et plus directs. Ainsi le débutant attrape plus rapidement le « virus » du golf qui ne le lâchera plus !

Économiquement plus abordable

Alors qu’auparavant il fallait absolument être membre d’un club pour pouvoir pratiquer, il est possible de nos jours de payer juste l’entrée pour pouvoir faire un parcours. Il faut quand même noter qu’il est nécessaire de prendre des cours pour apprendre à jouer avant de se lancer tout seul.
Une fois que vous aurez appris, vous ne lâcherez plus vos clubs !




Histoire du bois métal

Voici l’histoire du bois métal, né en 1978, et conçu au départ pour une toute autre utilisation, le backspin!

Article retiré suite aux menaces de son auteur que j’avais pourtant clairement identifié dans le contenu de l’article. Je vais le refaire et le tourner autrement de manière à éviter tout risque de menaces supplémentaires.




Les 4 parcours les plus anciens du berceau du golf : L’Ecosse

royal-ancient-200Les premières traces du Golf en Ecosse remontent au 15ème siècle à l’époque du roi Jacques II. Bien qu’il existe aujourd’hui 556 parcours de golf en Écosse, certains des terrains les plus populaires et les plus connus abritent également les plus anciens clubs du monde. Si vous souhaitez faire une pause avec le football en ligne, pourquoi ne pas essayer le golf ? Voici un guide rapide des parcours présents le long de la côte Est et qui étaient déjà mentionnés dans les écrits du 15ème et 16ème siècle.

L’Ancien practice de St Andrews Links

St Andrews et le jeu furent d’abord mentionnés en 1552, ce practice est reconnu comme étant le «berceau du golf». Situé dans le comté de Fife, le parcours de 18 trous est ouvert au public et est la propriété de St Andrews Links Trust. Bien que les origines du jeu aient vu le jour ici, au début des années 1400, suite à une interdiction du Roi James en 1457, le sport ne fut plus pratiqué pendant une courte période. En 1834, quand le golf était en plein essor en Écosse, William IV accorda le patronage royal au practice de golf et la société changea de nom pour devenir le Royal and Ancient Golf Club. Aujourd’hui, le parcours s’est développé pour devenir le plus grand terrain en Europe avec plus d’Opens que n’importe quel autre practice. Les verts et les allées gigantesques offrent peu de différences en termes de surface; attendez-vous donc à un jeu rapide et difficile à St Andrews.

Carnoustie

Les terrains balnéaires de Carnoustie sont considérés comme étant parmi les parcours les plus difficiles d’Europe. Situés dans le comté d’Angus en Écosse, le jeu à Carnoustie a vu le jour en 1527. Le parcours de Golf de Carnoustie dispose de trois parcours au choix: le golf de championnat, le practice Burnside et le practice Buddon. Au fil des années, son parcours de championnat à 18 trous fut le talon d’Achille de nombreux joueurs célèbres eurent à faire face à ses redoutables bunkers et fairways. Si vous prévoyez de faire la route jusqu’à cette terre sanctifiée, mieux voudra pour vous prier pour un climat complaisant lors de votre expérience avec ce parcours difficile.

aberdeen-200Royal Aberdeen

Bien que les traces de jeu à Aberdeen remontent à 1538, le Royal Aberdeen Golf Club – officiellement connu sous le nom de la Société des golfeurs d’Aberdeen – a été fondé en 1780. Le golf a continué sur ce parcours, renommé comme étant le 6ème plus ancien club de golf au monde, jusqu’en 1886 où le club dut déménagé à Balgownie en raison d’une suractivité. Le parcours, qui s’établit sur une bande le long de la côte de la mer du Nord, possède quelques-uns des meilleurs trous au monde situés autour des dunes de sable et le long de l’herbe parallèle à la côte.

 

montrose-200Montrose

Montrose est célèbre pour être le cinquième plus ancien golf au monde et pour son club, le deuxième plus ancien après le R&A. Son parcours fut pour la première fois mentionné en 1562, bien que le club de golf réel, toujours en existence aujourd’hui, ne se soit formé qu’en 1810. On pourra apprécier deux parcours de 18 trous: Médaille et Broomfield. Comme le Royal Aberdeen, les trous difficiles de Montrose offrent une vue splendide sur la mer du Nord.




Histoire du golf (3)

Suite de la série historique sur le golf.

Savoir où le jeu a débuté en Écosse n’est que conjecture. Les premières évidences du golf en Écosse se trouvent dans le dossier des sessions de la cour de Kirk du 16e et du 17e siècle. Dans plusieurs parties de la côte Est écossaise, des paroissiens sont punis pour avoir joué au golf à l’heure du sermon. A St-Andrews en 1599, des mécréants sont mis à l’amende pour de petites sommes, après les deux premières offenses, ils sont envoyés au «pilier du repentir». Par la suite, les inculpés sont dépourvus d’office, excommuniés.

Durant le 16e siècle, le jeu s’établit sur la côte Est de l’Écosse et commence à se répandre fortement.

Entre-temps, le jeu gagne le respect de la bourgeoisie dans le pays et est certainement joué par Jacques VI d’Écosse bien avant qu’il n’accède au trône anglais en tant que Jacques I en 1603.

Mais l’engouement royal pour le jeu remonte encore plus loin. Quoique le roi Jacques IV, petit fils du roi écossais tente de le bannir, le golf s’étend, au début du 16e siècle, à l’intérieur du pays jusqu’à Perth, et est joué aussi loin au nord que Montrose.

Jacques IV, lequel tente d’arrêter les Écossais de jouer au golf, se convertit à son tour au sport. En 1501, son trésorier paie 14 shillings un artisan de Perth pour l’achat de bâtons. Par la suite, une série de factures sont payées par les coffres royaux pour des balles de golf, et même pour des paris perdus. Un compte-rendu du trésor royal démontre que le roi aurait payé au comte de Bothwell, 14 shillings, pour un pari perdu sur un des terrains de golf.

C’est l’influence royale qui permet de promouvoir le jeu dans le pays et, finalement, de l’exporter ailleurs. Les premiers centres de golf ont tous des associations avec la royauté ou, dans le cas de St-Andrews, deux autres piliers d’influence de la communauté écossaise, soit l’éducation et l’Église. St-Andrews est le plus ancien siège de l’éducation écossaise et est aussi une puissante forteresse de l’Église.

La capitale écossaise, Édimbourg, est le siège social de la cour et les terrains de golf fleurissent autour de la ville aidés par le patronage royal. Mais il y a aussi des palais à Dunfermline et Perth, et là aussi, se développe de forts liens avec le golf. L’évêque de Galloway a le crédit d’avoir promu le jeu dans le sud-ouest du pays, probablement via ses contacts avec la cour. Le marquis de Montrose est un autre ardent joueur et il pourrait fort bien être responsable que la ville ait prématurément son parcours de golf. Au début du 17e siècle, le golf est activement recherché du sud-ouest du pays jusqu’au nord dans des endroits aussi éloignés et venteux que l’archipel des Orcades.

En dépit de sa popularité, il faut 150 ans d’efforts pour développer l’organisation du golf. Les premières agitations pour une structure formelle prennent naissance pendant le 17e siècle alors qu’une série de règles est établie et universellement acceptée.

La première association, pour laquelle des preuves existent, est celle des Gentilshommes Golfeurs de Leith «Gentlemen Golfers of Leith», qui devient plus tard, l’Honorable Compagnie des Golfeurs d’Édimbourg «Honorable Company of Edinburgh Golfers», créée en 1744, lorsque la première balle reliée à un bâton d’argent est donnée par le conseil municipal d’Édimbourg.

En dépit de sa popularité, il faut 150 ans d’efforts pour développer l’organisation du golf.

Le premier vainqueur, John Rattray, est déclaré capitaine du golf et s’implante une tradition voulant que le gagnant du bâton d’argent soit nommé le capitaine du club l’année suivante.

C’est ainsi que le capitaine du Royal et Ancien Club de Golf de St-Andrews, maintenant élu par un comité d’anciens capitaines, devra faire ses preuves lors de l’inauguration de la compétition automnale pour la médaille du club en septembre. Afin de préserver la tradition voulant que le capitaine soit le gagnant, il est le seul compétiteur de l’événement et devient vainqueur dès qu’il a frappé. Un coup de canon annonce le début de la compétition, de même que la victoire du capitaine. On remet un souverain d’or au caddie rapportant la balle du capitaine après son coup de départ.

Le St-Andrews est proclamé au titre de Royal et Ancien en 1834.

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Histoire du golf (2)

Suite de la série historique sur le golf.

LE GOLF EN ECOSSE

Sans que cela soit incontestable, il semble que la particularité du jeu de golf face à ses précurseurs soit l’invention du trou. En effet, tous les jeux que nous venons de citer consistent à toucher une cible (un arbre, un poteau, une porte …) et non pas de faire pénétrer la balle dans un trou.

En revanche, il est indéniable que c’est en Ecosse que le jeu s’est réellement développé sous une forme très proche de celle que nous connaissons aujourd’hui.
La première référence écrite est celle de 1457 : James II interdit la pratique du football et du golf. A partir du 18ème siècle une structuration émerge : les premières règles écrites apparaissent à Saint-Andrews le 14 mai 1754 (elles seraient une reprise des règles écrites dix ans avant à Leith). Le premier club est officiellement créé en 1764 : the « Honorable Company of Edinburgh Golfers »

Histoire du golf écossais, Malcolm Campbell

Ce jeu, royal et ancien, était fleurissant sur les parcours d’Écosse bien avant que l’on reproche sévèrement à Marie Reine d’Écosse d’avoir irrespectueusement joué au golf Seton House, peu de temps après le meurtre de son époux Lord Darnley, en 1567. Le golf a été joué à St-Andrews avant la fondation de son université en 1411, et il y a suffisamment d’évidence pour croire qu’il existait sous une forme ou une autre peut-être bien un siècle auparavant.

Quoique d’autres nations, tels les Français et les Hollandais, en réclament le concept, l’origine du jeu est inscrite dans les livres de record d’Écosse. Les Hollandais ont cité le jeu de bâton et balle «Kolven» comme preuve de leur requête, les Français le jeu de mail. Dans chaque cas, les protagonistes ont été traités d’imposteurs puisqu’il leur manquait la composante rendant le golf sans pareil, le trou.

Le golf est unique en ce sens, que sur un parcours semé d’obstacles disposés pour rendre la tâche difficile, l’objectif est de projeter une balle dans les airs jusqu’à un point où elle terminera sa course sous terre. Le trou constitue donc l’élément vital séparant le golf des autres jeux de balle et bâton.

Le golf était, en Écosse, un passe-temps national, plus de 400 ans avant que le prétendant Charles Édouard soit vaincu à Culloden en 1746, et avant, une autre défaite infamante aux mains des Anglais, alors que les Écossais perdaient leur roi à la bataille de Flodden en 1513. De fait, les historiens n’ont pas eu de difficulté à démontrer que le golf avait été un facteur déterminant dans ces deux défaites sanglantes.

A Flodden, les Écossais n’avaient pas été de taille avec les archers Anglais, lors de leur premier assaut, et avaient été mis en déroute. Le roi Jacques II d’Écosse avait été tellement préoccupé, 50 ans auparavant, par l’interférence néfaste du golf avec la pratique du tir à l’arc qu’il en avait banni la pratique dans un acte parlementaire en 1457. Cet acte constitue la première référence documentée du jeu d’aujourd’hui. Le golf sera à nouveau banni par Jacques III en 1471.

Mais, les Écossais n’observent pas l’interdiction et la pratique du tir à l’arc continue de décliner. D’autres interdits sont introduits pour être aussi largement ignorés. Ainsi, à la bataille de Flodden, l’habileté à frapper de longs coups fuyants n’est pas un substitut à la prouesse des archers. L’habileté nationale pour le golf s’était développée de façon proportionnelle à celle du déclin des archers.

L’origine du golf demeure un mystère. C’est un sujet qui a mis à l’épreuve le jugement et les études d’éminents chercheurs, mais pour lequel, aucune évidence irréfutable n’a été trouvée. Une théorie, aussi valable que nombre d’autres énoncées, serait que des pêcheurs de la côte Est de l’Écosse auraient inventé le jeu pour s’amuser alors qu’ils revenaient de leur bateau vers la maison.

Quoi de plus naturel pour un jeune pêcheur, déambulant le long d’interminables étendues gazonnées, entre les dunes de sables, de prendre un bâton de bois d’épave courbé et de frapper un caillou ? En frappant le caillou à l’avant, son instinct de compétition voudra qu’il le frappe à nouveau pour voir s’il peut l’envoyer plus loin.

Lorsque le caillou roulera dans une cavité sablonneuse, où les moutons se mettent à l’abri des vents glacials, il entreprendra de jouer dans les premières fosses de sable. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour développer une scène de jeu, où des pêcheurs compétitifs joueraient sur un parcours depuis les bateaux jusqu’au village et finiraient chaque fois au même point, peut-être près de l’auberge. Si le caillou tombe dans un trou de lapin lors de la dernière frappe, alors, le jeu de golf est inventé et les précurseurs du 19e trou également.

[A suivre ….]

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